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Madshot #3 Gente

Elane Meta

Madshot #3 Gente

Vivo rápido, escondo páginas, mi vuelo es árido
Busco el pacífico en lo que alguien busca un sátiro
Estilo clásico, tengo la voz, siento el motor, te sientes inferior
Una estaca por cada opresión

¿Estamos ready o no?
Lo hago por pasión no por honor, se nota el don
Y dentro de la habitación ahogo el pulmón, siento presión
No me conmueve la ilusión de ser un niño ¡se nota que este no es tu sitio!

Yo no soy como tú, tengo mis metas claras
Tengo a mis hermanas sanas, no son santas sino mágicas
Ellas rompieron los esquemas, tú mis lágrimas
Si quieres pueden enseñarte como escribir páginas

Creo que voy a empezar a creer
Que puedo ganar, no puedo perder
Pinto castillos y el amanecer
Tu cara y el mar, tu piel y mi piel

En vez de pensar en que puedo tener
Voy a pensar en lo que quiero ser
Me río de vuestra manera de ser
Joder, se me ha escapado el tren

No me ralles, no me mates, no te calles
Hemos revivido cosas que solo las calles saben
Hemos perdido recuerdos encerrados en los locales
Hemos escondido heridas provocadas por las raves

Pena
Gente que no sale nunca de su esfera
Que no han encontrado otra manera
De derrochar la mierda que les pesa

Qué pena
Gente que no sale nunca de su esfera
Y no han encontrado otra manera
De derrochar la mierda que les pesa

He visto a gente que tiene lo que quiere
Y gente que no tiene lo que quiere pero vive del presente
Gente sin dinero pero corazón valiente
Con un plato y un abrazo para ellas es suficiente

Gente sin alma, pero extirpa la de los demás
Que por sentirse llenas te vaciaran sin más
Que por conseguir lo que quieren te traicionarán
Que no saben ni quién son, pero si te juzgarán

Qué pena
Gente que no sale nunca de su esfera
Y no han encontrado otra manera
De derrochar la mierda que les pesa

Qué pena
Gente que no sale nunca de su esfera
Y no han encontrado otra manera
De derrochar la mierda que les pesa

Madshot #3 Gente

Je vis à fond, je cache des pages, mon vol est aride
Je cherche la paix pendant que quelqu'un cherche un satyre
Style classique, j'ai la voix, je sens le moteur, tu te sens inférieur
Une piqûre pour chaque oppression

On est prêts ou pas ?
Je le fais par passion, pas par honneur, ça se voit le don
Et dans la chambre, j'étouffe mes poumons, je sens la pression
L'illusion d'être un enfant ne m'émeut pas, ça se voit que ce n'est pas ta place !

Je ne suis pas comme toi, j'ai mes objectifs clairs
J'ai mes sœurs en bonne santé, elles ne sont pas saintes mais magiques
Elles ont brisé les schémas, toi, mes larmes
Si tu veux, elles peuvent t'apprendre à écrire des pages

Je crois que je vais commencer à croire
Que je peux gagner, je ne peux pas perdre
Je peins des châteaux et le lever du jour
Ton visage et la mer, ta peau et ma peau

Au lieu de penser à ce que je peux avoir
Je vais penser à ce que je veux être
Je me moque de votre façon d'être
Putain, le train m'a échappé

Ne me saoule pas, ne me tue pas, ne te tais pas
On a revécu des choses que seules les rues savent
On a perdu des souvenirs enfermés dans les bars
On a caché des blessures causées par les raves

Quelle tristesse
Des gens qui ne sortent jamais de leur sphère
Qui n'ont pas trouvé d'autre moyen
De déverser la merde qui les pèse

Quelle tristesse
Des gens qui ne sortent jamais de leur sphère
Et qui n'ont pas trouvé d'autre moyen
De déverser la merde qui les pèse

J'ai vu des gens qui ont ce qu'ils veulent
Et des gens qui n'ont pas ce qu'ils veulent mais vivent l'instant présent
Des gens sans argent mais avec un cœur vaillant
Avec une assiette et un câlin, pour elles c'est suffisant

Des gens sans âme, mais qui extirpent celle des autres
Pour se sentir pleins, ils te videront sans plus
Pour obtenir ce qu'ils veulent, ils te trahiront
Ils ne savent même pas qui ils sont, mais ils te jugeront

Quelle tristesse
Des gens qui ne sortent jamais de leur sphère
Et qui n'ont pas trouvé d'autre moyen
De déverser la merde qui les pèse

Quelle tristesse
Des gens qui ne sortent jamais de leur sphère
Et qui n'ont pas trouvé d'autre moyen
De déverser la merde qui les pèse

Escrita por: Pedro Lucas, Elena Maté Zaragoza