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Samedi Perpétuel

Enjambre

Sábado Perpetuo

Éramos siempre los despreciados
Los mal interpretados
Ni los sueños no cumplidos de seres queridos éramos

Un sábado perpetuo, éramos la ley sin decreto
De la noche merodeadores, del amanecer buscadores
Éramos buen tiempo perdido, el capricho de un suspiro
Por las calles noches en vela, recibiendo el Sol en la acera

Nuestras calles son ya de tiranos
Todo nos quitaron, nos dejamos, lo heredamos
más de los nuestros nunca serán

Un sábado perpetuo, éramos la ley sin decreto
De la noche merodeadores, del amanecer buscadores
Éramos buen tiempo perdido, el capricho de un suspiro
Por las calles noches en vela, recibiendo el Sol en la acera

Cierro los ojos, respiro aire de adolescencia
Los abro y respiro el aire de la inconsciencia
Donde fuimos a dejar

Un sábado perpetuo, éramos la ley sin decreto
De la noche merodeadores, del amanecer buscadores
Éramos buen tiempo perdido, del capricho de un suspiro
Por las calles ya no se vela, pues nos toca la balacera
Y con el alba en la acera, solo nos queríamos cerciorar
Que el mundo no dejara de girar

Samedi Perpétuel

On était toujours les méprisés
Les mal compris
On n'était même pas les rêves non réalisés de nos proches

Un samedi perpétuel, on était la loi sans décret
Des rôdeurs de la nuit, des chercheurs de l'aube
On était du bon temps perdu, le caprice d'un soupir
Dans les rues, des nuits blanches, recevant le soleil sur le trottoir

Nos rues sont déjà aux tyrans
Ils nous ont tout pris, on s'est laissé faire, on a hérité
Mais ce qui est à nous ne sera jamais à eux

Un samedi perpétuel, on était la loi sans décret
Des rôdeurs de la nuit, des chercheurs de l'aube
On était du bon temps perdu, le caprice d'un soupir
Dans les rues, des nuits blanches, recevant le soleil sur le trottoir

Je ferme les yeux, je respire l'air de l'adolescence
Je les ouvre et respire l'air de l'inconscience
Où on est allés laisser

Un samedi perpétuel, on était la loi sans décret
Des rôdeurs de la nuit, des chercheurs de l'aube
On était du bon temps perdu, le caprice d'un soupir
Dans les rues, on ne veille plus, car on doit faire face à la fusillade
Et avec l'aube sur le trottoir, on voulait juste s'assurer
Que le monde ne cesse pas de tourner

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