Cuando miran tus ojos
Tus ojos han quedado grabados en los míos,
sus dulces brujerías volcaron al mirar,
hay luz en tus pupilas de todos los estíos,
lucero que en mis noches los veo parpadear.
Heraldos de pasiones, rutilan como extrañas
luciérnagas que llevan la llama del amor...
Tesoros custodiados por sedosas pestañas...
teorías impregnadas de ensueño arrobador.
¿Gitanos son acaso por sus destellos, dime?
¿O son los de una mora presa del español?
Es algo tu mirada que mata o que redime,
que hiere si se mira corno encandila el sol...
Puñales que en las luchas se yerguen iracundos
buscando al pobre pecho con ansias de clavar.
Ensartan corazones, los dejan moribundos...
¡Ah!... Espejos donde el alma se asoma a coquetear.
Si entornan sus pupilas, la luz que los anima
se pierde entre los astros y la constelación
adquiere nuevos brillos... Aunque mi pecho gima
por verlos siempre abiertos, yo doy mi corazón.
Pues ellos van contando las horas venturosas
que pasan a mi lado rimando una canción,
sus párpados abiertos son pétalos de rosas
que ofrecen dos luceros a mi desolación.
Quand tes yeux me regardent
Tes yeux sont gravés dans les miens,
leurs douces sorcelleries se dévoilent au regard,
il y a de la lumière dans tes pupilles de tous les étés,
étoile qui dans mes nuits les voit clignoter.
Hérauts de passions, ils brillent comme des étranges
lucioles qui portent la flamme de l'amour...
Trésors gardés par des cils soyeux...
théories imprégnées de rêves envoûtants.
Sont-ils des gitans à cause de leurs éclats, dis-moi ?
Ou sont-ils ceux d'une maure prise par l'espagnol ?
C'est quelque chose dans ton regard qui tue ou qui sauve,
qui blesse si on le regarde comme le soleil éblouit...
Des poignards qui se dressent en furie dans les combats
cherchant le pauvre cœur avec l'envie de percer.
Ils embrochent des cœurs, les laissant moribonds...
Ah !... Miroirs où l'âme se penche pour flirter.
Si elles entrouvrent leurs pupilles, la lumière qui les anime
se perd parmi les étoiles et la constellation
acquiert de nouveaux éclats... Bien que mon cœur gémisse
de les voir toujours ouverts, je donne mon cœur.
Car ils comptent les heures heureuses
qui passent à mes côtés en rimant une chanson,
leurs paupières ouvertes sont des pétales de roses
qui offrent deux étoiles à ma désolation.
Escrita por: Enrique Cadícamo