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Le Plebeyo

Eva Ayllón

El Plebeyo

La noche cubre, ya, con su negro crespón
De la ciudad, las calles, que cruza la gente
Con pausada acción

La luz, artificial, con débil proyección
Propicia la penumbra que esconde en sus sombras
Venganza y traición

Después de laborar, vuelve a su humilde hogar
Luis enrique, el plebeyo, el hijo del pueblo
El hombre que supo amar

Y que sufriendo esta, esa infamante ley
De amar a una aristócrata
Siendo un plebeyo él

Trémulo de emoción
Dice así, en su canción

El amor, siendo humano
Tiene algo de divino
Amar no es un delito
Porque hasta Dios amó

Y si el cariño es puro
Y el deseo es sincero
Por qué robarme quieren
La fe del corazón

Mi sangre, aunque plebeya
También tiñe de rojo
El alma en que se anida
Mi incomparable amor

Ella es de noble cuna
Y yo humilde plebeyo
No es distinta la sangre
Ni es otro el corazón

Señor, por qué los seres
No son de igual valor

Le Plebeyo

La nuit s'installe, déjà, avec son noir crêpe
Dans la ville, les rues, que traverse la foule
Avec une action mesurée

La lumière, artificielle, avec une faible projection
Favorise l'ombre qui cache dans ses ténèbres
Vengeance et trahison

Après avoir travaillé, il rentre chez lui, modeste
Luis Enrique, le plébéien, le fils du peuple
L'homme qui a su aimer

Et qui souffre ici, de cette loi infamante
D'aimer une aristocrate
Alors qu'il est plébéien

Tremblant d'émotion
Il dit ainsi, dans sa chanson

L'amour, étant humain
A quelque chose de divin
Aimer n'est pas un délit
Car même Dieu a aimé

Et si l'affection est pure
Et le désir sincère
Pourquoi veulent-ils me voler
La foi du cœur

Mon sang, bien que plébéien
Teint aussi de rouge
L'âme où se niche
Mon amour incomparable

Elle est de noble lignée
Et moi, humble plébéien
Le sang n'est pas différent
Ni le cœur, un autre

Seigneur, pourquoi les êtres
N'ont-ils pas la même valeur

Escrita por: Felipe Pinglo Alva