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Ouvre-moi le cœur et fouille

Extremoduro

Ábreme El Pecho Y Registra

El cielo estaba rojo como una amapola
los ojos también rojos de no haber dormido,
la luna me ha dao el toque:
¡niño estoy muy sola!
me arrojo y me despierto al dar contra el bordillo.

Hoy me siento, al pensar, como una foto en la
pared
y no respiro pa no hacer ruido
y no cambio de postura
y si te paras a mirarme: castigo,
reviento y no quiero hablar.

Si todo me sale de color de rosa,
te prometo que esta noche tú no duermes sola,
si nada me sale, ¡vete a hacer puñetas!
y aún me debes mil rabietas.

Cada vez que me ves soy más guarro y más perro
y cada vez que te vas me muero un poco más,
cada vez que me ves me tiro en tu pensamiento
es que reniego del tiempo hasta el final.

Si todo me sale de color de rosa,
te prometo que esta noche tú no duermes sola,
si nada me sale, ¡vete a hacer puñetas!
y aún me debes mil rabietas.

Y no es nada
comparado con el doler
que le da a mi alma: tu mirada
y no poder evitar;
que hoy me vuelvo a sentir como una foto en la
pared
y no respiro pa no hacer ruido
y no cambio de postura
y si te paras a mirarme: castigo,
reviento y no quiero hablar.

Ni vertiendo polvo
en el cajón de los sueños
consigo ahuyentar las pesadillas
que pueblan mis borracheras,
largas noches de descontrol
y fuego perdido,
pequeñas y fieras alimañas
que devoran mi vida
hasta contaminarse".

Ouvre-moi le cœur et fouille

Le ciel était rouge comme une coquelicot
les yeux aussi rouges de ne pas avoir dormi,
la lune m'a donné le signal :
mon petit, je suis tellement seule !
j'atterris et je me réveille en heurtant le trottoir.

Aujourd'hui je me sens, en pensant, comme une photo au
mur
et je ne respire pas pour ne pas faire de bruit
et je ne change pas de position
et si tu t'arrêtes pour me regarder : punition,
j'explose et je ne veux pas parler.

Si tout me sort en rose,
je te promets que cette nuit tu ne dors pas seule,
si rien ne sort, va te faire foutre !
et tu me dois encore mille caprices.

Chaque fois que tu me vois, je suis plus sale et plus chien
et chaque fois que tu pars, je meurs un peu plus,
chaque fois que tu me vois, je m'immisce dans tes pensées
c'est que je renie le temps jusqu'à la fin.

Si tout me sort en rose,
je te promets que cette nuit tu ne dors pas seule,
si rien ne sort, va te faire foutre !
et tu me dois encore mille caprices.

Et ce n'est rien
comparé à la douleur
que me cause ton regard :
ne pas pouvoir éviter ;
j'ai encore l'impression d'être comme une photo au
mur
et je ne respire pas pour ne pas faire de bruit
et je ne change pas de position
et si tu t'arrêtes pour me regarder : punition,
j'explose et je ne veux pas parler.

Ni en versant de la poussière
dans le tiroir des rêves
je parviens à chasser les cauchemars
qui peuplent mes ivresses,
longues nuits de désordre
et de feu perdu,
petites et féroces bestioles
qui dévorent ma vie
jusqu'à se contaminer.

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