Negro Darwin (Tonada)
En lo alto de un sauce
Frente al macizo andino
Anidado en chopo
Mi corazón dejé
Me lo cuida un amigo
Un amigo de siempre
Que lo cela y lo mima
Como si fuera de él
Lo resguarda del frío
Que tiene la distancia
Si llueve, lo cobija
Con su tierna niñez
Cuando pienso en mi amigo
Se me da por volver
A veces prende fuego
En la rueda de amigos
Recordando algún verso
Que alguna vez canté
Y me deja latiendo
En el pecho de todos
Es como me vuelve
Sin tener que volver
Mi madre me ha contado
Que a veces este amigo
Baja del nido del chopo
Y va a casa a matear
Que este amigo le cuenta
Alguna historia mía
Y se suma a la mesa
Donde era mi lugar
Y que ella lo siente
Como si yo estuviera
Porque el negro en la casa
Es un hermano más
Cuando pienso en el Darwin
Se me da por llorar
A veces ando triste
Y lo llamo a este amigo
Para contarle esas cosas
Que a él le puedo contar
Y él me arrima un compadre
Póngale pa' delante
Y acuérdese que en casa
Siempre tiene un lugar
Y ahí comprendo
Qué grande que es mi hermano
A pesar de su extraño
Me anima a continuar
Cuando pienso en mi amigo
Me imagino un domingo
En su mesa del patio
Con su hacer familiar
Arrimándole brasa
Al asado, al chorizo
O descorchando un vino
De seco paladar
De esos que te despiertan
Los duendes del ombligo
Y la bella nostalgia
De las cosas de allá
Cuando pienso en mi amigo
Se me da por llorar
Le dicen El Negro Darwin
Todos sus conocidos
Y cuando hablan de amigos
Es que lo van a nombrar
Es que el Negro trasunta
Rebosa el contenido
Es como un vino añejo
Que se va a degustar
Es como un grano de uva
Cristalino por dentro
Que aunque negro el pellejo
Es dulce al paladar
Cuando pienso en mi amigo
Se me da por llorar
Negro Darwin (Tonada)
Dans le haut d'un saule
Face au massif andin
Niché dans le chêne
J'ai laissé mon cœur
Un ami le garde
Un ami de toujours
Qui veille et le chouchoute
Comme si c'était le sien
Il le protège du froid
Que crée la distance
S'il pleut, il le couvre
Avec son enfance tendre
Quand je pense à mon ami
J'ai envie de revenir
Parfois il met le feu
Dans le cercle d'amis
Se remémorant un vers
Que j'ai chanté un jour
Et il me laisse battant
Dans le cœur de tous
C'est comme ça qu'il me ramène
Sans avoir à revenir
Ma mère m'a raconté
Que parfois cet ami
Descend du nid du chêne
Et vient chez moi pour boire
Que cet ami lui raconte
Une de mes histoires
Et il se joint à la table
Où était ma place
Et elle le ressent
Comme si j'étais là
Parce que le noir dans la maison
C'est un frère de plus
Quand je pense à Darwin
J'ai envie de pleurer
Parfois je suis triste
Et j'appelle cet ami
Pour lui parler de ces choses
Que je peux lui confier
Et il me rapproche un compadre
Allez, avance
Et souviens-toi qu'à la maison
Tu as toujours une place
Et là je comprends
À quel point mon frère est grand
Malgré son étrangeté
Il m'encourage à continuer
Quand je pense à mon ami
Je m'imagine un dimanche
À sa table dans le patio
Avec son ambiance familiale
Ajoutant du bois
Au barbecue, au chorizo
Ou débouchant un vin
De goût sec
De ceux qui te réveillent
Les lutins du ventre
Et la belle nostalgie
Des choses d' là-bas
Quand je pense à mon ami
J'ai envie de pleurer
On l'appelle El Negro Darwin
Tous ses amis
Et quand on parle d'amis
C'est qu'on va le nommer
C'est que le Noir déborde
De tout son contenu
C'est comme un vin vieux
Qu'on va déguster
C'est comme un grain de raisin
Cristallin à l'intérieur
Que même si la peau est noire
Il est doux au palais
Quand je pense à mon ami
J'ai envie de pleurer