395px

La Guerre Ne Va Pas S'arrêter

Facção Central

A Guerra Não Vai Acabar

Aí promotor, o pesadelo voltou
Censurou o clipe, mas a guerra não acabou
Ainda tem defunto a cada 13 minutos
Da cidade entre as 15 mais violentas do mundo
A classe rica ainda dita a moda do inferno
Colete à prova de bala embaixo do terno
No ranking do sequestro, o quarto do planeta
51 Por ano com capuz e sem orelha
Continua a apologia na panela do barraco
Ao empresário na Cherokee desfigurado
180 Mil presos, menor decapitado
Cabeça arremessada no peito do soldado
O sistema carcerário ainda é curso pra latrocínio
Nota 10 no ensino de queimar seguro vivo
Família amarrada, miolo pelo quarto
Hollow point no doutor pra ver dólar no saco
Destaque da TV sensacionalista
Que filma sem pudor o trabalho da perícia
Contando buraco no crânio no corpo do boy morto
Pela Glock que o sistema porco põe no morro
Mas pra mim é a. 286 quando falo do sangue que escorre
Do pescoço do vigia dentro do carro forte
Canto o descaso pra periferia
Transformar meu povo em carniça
Tem Facção na fita, sanguinário na rima

Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar

Não tem inquérito pra TV que tem a vadia nua
Novela das seis, sete, oito, sem ministério nem censura
É só o meu rap que é nocivo pro sistema hipócrita
A justiça não quer ouvir que o moleque que o pai dá as costas
Pode invadir seu apê, derrubar sua porta
Matar seu parente pra pagar treta de droga
Se tem sangue eu canto sangue
Se tem morte eu canto morte
Relato o que leva o ladrão pro cofre
Não sou eu que coloco o mano lá no banco
Estourando gerente, saindo trocando
Foi na TV que eu vi parte da polícia deitada
Assistindo o resgate, dominada, desarmada
Delegada chorando, desistindo do emprego
Meu clipe ainda era um sonho e é real o pesadelo
Eu não preciso estimular o latrocínio
Nem o sequestro relâmpago num empresário rico
O Brasil não dá escola, mas dá metralhadora
O Brasil não dá comida, mas põe crack na rua toda
Não vem me colocar de bode expiatório
País falso moralista, é você que quer velório
Aí tia da mansão fazendo oração
Esperando o contato do sequestrador em vão
O seu filho deve tá morto. Quer saber por quê?
Combater violência aqui é me calar ou me prender

Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar

Por que não olham pro moleque sem infância no morro
De oitão na cinta, sangue na mente, apetitoso?
Homicídio, latrocínio, só profetizo o óbvio
Cercado pelo crack a consequência é óbito
Vendo sua mãe catando fruta apodrecida
Rasgando lixo, comendo o resto da burguesa galinha metida
Que quando vê um da favela, pisa, acelera
Pra essa cadela, só é gente quem tem lagosta na panela
A criança vira um monstro com 13 no pente
Quando percebe que a propaganda de bike, videogame
Playcenter, tênis, Danone, MC Lanche
É só pro filho da madame
Carboniza um corpo, desfigura um rosto
Quando vê que pra ele é só pipa, água de esgoto
Não é desculpa pra revolta, porque não é seu filho
O seu tá de Audi, alimentado, bem vestido
Vai se tornar empresário bem sucedido
Não vai precisar gritar assalto em nenhum ouvido
Facção é só o retrato da guerra civil brasileira
Da carnificina rotineira
Assusta menos que o menor muito louco
Espalhando seu miolo pelo visor do caixa eletrônico
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim promotor, que a guerra vai acabar

Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar
Pode censurar, me prender, me matar
Não é assim, promotor, que a guerra vai acabar

Pode censurar, me prender, me matar

La Guerre Ne Va Pas S'arrêter

Eh bien, procureur, le cauchemar est revenu
Il a censuré le clip, mais la guerre n'est pas finie
Il y a encore des morts toutes les 13 minutes
Dans la ville parmi les 15 plus violentes du monde
La classe riche continue de dicter la mode de l'enfer
Gilet pare-balles sous le costume
Dans le classement des enlèvements, on est quatrième au monde
51 par an avec cagoule et sans oreilles
L'apologie continue dans la casserole du bidonville
Au businessman dans la Cherokee défiguré
180 000 prisonniers, mineur décapité
Tête lancée sur le torse du soldat
Le système carcéral est toujours une école pour le vol avec violence
Note 10 dans l'enseignement de brûler un vivant
Famille ligotée, cervelle éparpillée
Hollow point sur le doc pour voir des dollars dans le sac
Média sensationnaliste en vedette
Qui filme sans vergogne le travail de la police scientifique
Comptant les trous dans le crâne du gars mort
Par la Glock que le système pourri met dans la favela
Mais pour moi, c'est la 286 quand je parle du sang qui coule
Du cou du vigile dans le fourgon blindé
Je chante le mépris pour la périphérie
Transformer mon peuple en charogne
Il y a des factions dans le son, sanguinaire dans les rimes

Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter

Il n'y a pas d'enquête pour la télé qui montre la pute à poil
Feuilleton de six, sept, huit, sans ministère ni censure
C'est juste mon rap qui est nuisible pour le système hypocrite
La justice ne veut pas entendre que le gamin que son père abandonne
Peut envahir ton appart, défoncer ta porte
Tuer ton proche pour régler une histoire de drogue
S'il y a du sang, je chante le sang
S'il y a la mort, je chante la mort
Je raconte ce qui pousse le voleur vers le coffre
Ce n'est pas moi qui mets le gars là au banc
Éclatant le gérant, sortant en échangeant
C'est à la télé que j'ai vu une partie de la police allongée
Regardant le sauvetage, dominée, désarmée
La déléguée pleurant, abandonnant son job
Mon clip était encore un rêve et c'est réel le cauchemar
Je n'ai pas besoin d'encourager le vol avec violence
Ni l'enlèvement éclair d'un businessman riche
Le Brésil ne donne pas d'école, mais donne des mitraillettes
Le Brésil ne donne pas de nourriture, mais met du crack dans toute la rue
Ne viens pas me faire passer pour un bouc émissaire
Pays faux moraliste, c'est toi qui veux des funérailles
Eh bien, tante de la mansion, faisant une prière
Attendant en vain le contact de l'enquêteur
Ton fils doit être mort. Tu veux savoir pourquoi ?
Combattre la violence ici, c'est me faire taire ou me mettre en prison

Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter

Pourquoi ne regardent-ils pas le gamin sans enfance dans la favela
Avec un flingue à la ceinture, du sang dans la tête, appétissant ?
Homicide, vol avec violence, je ne prophétise que l'évident
Entouré par le crack, la conséquence est la mort
Voyant ta mère ramasser des fruits pourris
Déchirant des poubelles, mangeant les restes de la bourgeoise bien-pensante
Qui, quand elle voit un de la favela, écrase, accélère
Pour cette chienne, seuls sont des gens ceux qui ont des homards dans la casserole
L'enfant devient un monstre avec 13 dans le chargeur
Quand il réalise que la pub de vélo, de jeu vidéo
Playcenter, baskets, Danone, MC Lanche
C'est juste pour le fils de la madame
Carbonise un corps, défigure un visage
Quand il voit que pour lui, c'est juste un cerf-volant, de l'eau d'égout
Ce n'est pas une excuse pour la révolte, parce que ce n'est pas ton fils
Le tien est en Audi, nourri, bien habillé
Il va devenir un businessman prospère
Il n'aura pas besoin de crier vol à qui que ce soit
La faction n'est que le reflet de la guerre civile brésilienne
De la boucherie quotidienne
Ça fait moins peur que le gamin très fou
Éparpillant son cerveau sur l'écran du distributeur automatique
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter

Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter
Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer
Ce n'est pas comme ça, procureur, que la guerre va s'arrêter

Tu peux censurer, me mettre en prison, me tuer

Escrita por: Eduardo