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Même s'ils ne le croient pas

Francisco Canaro

Aunque No Lo Crean

Dicen que yo no tengo amor
y que abusé de tu querer.
Dicen que dicen, que no se puede creer
que yo te quiera, como te quiero yo.
Dicen que yo te soy infiel
para humillar a tu pasión.
Dicen que busco matar ese querer.
Dicen que tengo como piedra el corazón.

Aunque no lo crean, yo te quiero tanto
que sin ti la vida es pena y quebranto,
y te llevo dentro, dentro de mi alma,
dentro de mis venas, dentro de mis carnes.
Aunque no lo crean, te amo con delirio
porque sos mi aliento y sin ti me muero,
y dejá que digan esos que de rabia
sueltan un veneno formando palabras.

Y han de saber que yo nací
para sufrir y para amar.
Y que paso las noches sin dormir
por esos ojos que invitan a soñar.
Y han de saber que por tu amor
sacrifiqué vida y placer,
y al pensar que te pudiera perder
palpita fuerte mi abatido corazón.

Aunque no lo crean sos mi gran amor.

Même s'ils ne le croient pas

On dit que je n'ai pas d'amour
et que j'ai abusé de ton affection.
On dit que l'on dit, qu'on ne peut pas croire
que je t'aime, comme je t'aime moi.
On dit que je te suis infidèle
pour humilier ta passion.
On dit que je cherche à tuer cet amour.
On dit que j'ai le cœur aussi dur que la pierre.

Même s'ils ne le croient pas, je t'aime tant
que sans toi la vie est peine et chagrin,
et je te porte en moi, au fond de mon âme,
dans mes veines, dans ma chair.
Même s'ils ne le croient pas, je t'aime avec folie
car tu es mon souffle et sans toi je meurs,
et laisse-les dire ceux qui, de rage,
lâchent un venin en formant des mots.

Et ils doivent savoir que je suis né
pour souffrir et pour aimer.
Et que je passe mes nuits sans dormir
à cause de ces yeux qui invitent à rêver.
Et ils doivent savoir que pour ton amour
j'ai sacrifié ma vie et mes plaisirs,
et en pensant que je pourrais te perdre,
mon cœur abattu bat fort.

Même s'ils ne le croient pas, tu es mon grand amour.

Escrita por: Francisco Canaro