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Me poseyó por sorpresa

Gaby Montbreuse

Tu m'as possédée par surprise

Un jour sur l'boul'vard j'allais traverser
Dans ta cinq chevaux, tu vins à passer
Dans un long sourire, tu m'dis "y a d'la place
Ça vous plairait-il que j'vous emmenasse ?"
Bref, je suis montée sans savoir pourquoi
Tu m'as emmenée jusqu'au fond du bois
Tu m'as pris la main sans que j'prenne la mouche
Tu m'as pris les ch'veux, tu m'as pris la bouche
Dans ces conditions, dame, c'était fatal !
Y avait bien des chances pour qu'ça tourne mal

Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Alors j'ai peur à présent qu' tu m' méprises
Mais pourtant tu sais
J'l'ai pas fait exprès
C'qui est fait est fait
N'en parlons jamais
Tu m'as possédée par surprise

Tout ça c'est bien triste, on s'est fait serment
De n'plus r'commencer l'erreur d'un moment
On s'est dit adieu sous un clair de lune
Adieu pour toujours, sans rancune aucune
Mais comme j'avais soif, on a bu deux verres
Cinq, six, sept, ensuite puis le der des der
Comme l'avant dernier m'a donné l'vertige
Au bout d'un moment, j't'ai d'mandé "Où suis-je ?"
Tu n'répondis rien, moi non plus pardi
Mais j'ai tout compris : j'étais dans ton lit !

Tu m'as possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, je sens bien qu'tu m'méprises
Je m'en veux, vois-tu,
Quand j'pense d'autant plus
Qu'si j'n'avais point bu,
Tu n'm'aurais point eue
Tu m'as possédée par surprise

Je t'ai dit "C'est mal ce qu'on a fait là !
T'aurais jamais dû m'faire des trucs comme ça
Si ça continuait, mais ça s'rait terrible !
Et te pardonner, non, c'est impossible"
Ah oui, j't'ai haï, j't'ai haï, c'est fou
Comme j'allais sortir, t'as fermé l'verrou
J'n'avais pas la clé, j'suis restée quand même
Mon Dieu qu'on est bête quand on croit qu'on aime
J'ai voulu partir, ah oui, quel beau jour !
Car ça fait trois ans, qu'dix-huit fois par jour

Tu m'as r'possédée par surprise
Et j'ai l'impression qu'j'ai dû faire une bêtise
Certainement j'aurais dû dire non
Non, non, non, non, non
Mais je crois bien que j'ai dit oui
Oui, oui, oui, oui, oui
Ah oui, ma vertu tu m'l'as prise !
La seule que j'avais et si j'la r'voulais
Je suis sûre qu'jamais tu n'me la rendrais
Tu m'as possédée par surprise

Me poseyó por sorpresa

Un día en el boul'vard iba a cruzar
En tus cinco caballos, llegaste a pasar
Con una larga sonrisa, dices: «Hay espacio para ello
¿Quieres que te lleve?
De todos modos, subí sin saber por qué
Me llevaste al fondo del bosque
Me cogiste la mano y no atrapé la mosca
Me tomaste la boca, me tomaste la boca
En estas condiciones, señora, ¡fue fatal!
Había una buena posibilidad de que las cosas salieran mal

Me poseyó por sorpresa
Y siento que tenía que hacer algo estúpido
Ciertamente debí haber dicho que no
No, no, no, no, no, no
Pero creo que dije que sí
Sí, sí, sí, sí, sí
Así que ahora me temo que me desprecias
Pero aún así lo sabes
No lo hice a propósito
Lo que se hace está hecho
Nunca hablemos de eso
Me poseyó por sorpresa

Es triste, juramos un juramento
No comience de nuevo el error por un momento
Nos despedimos bajo la luz de la luna
Adiós para siempre, sin rencor
Pero desde que tenía sed, tomamos dos copas
Cinco, seis, siete, luego el der des der
Como la penúltima me dio mareos
Después de un tiempo, te pregunté: «¿Dónde estoy?
Tú no respondes a nada, yo tampoco
Pero me di cuenta de todo: ¡estaba en tu cama!

Me poseyó por sorpresa
Y siento que tenía que hacer algo estúpido
Ciertamente debí haber dicho que no
No, no, no, no, no, no
Pero creo que dije que sí
Sí, sí, sí, sí, sí
Sí, siento que me desprecias
Estoy enojado conmigo mismo, verás
Cuando pienso aún más
Que si no hubiera bebido
No me habrías tenido
Me poseyó por sorpresa

Te dije: «¡Está mal lo que hicimos aquí!
Nunca debiste haberme hecho algo así
¡Si continuara, pero sería terrible!
Y perdonarte, no, es imposible
Sí, te odiaba, te odiaba, es una locura
Cuando iba a salir, cerraste la cerradura
No tenía la llave, me quedé de todos modos
Dios, eres estúpido cuando crees que amas
Yo quería irme, oh sí, que hermoso día!
Porque han pasado tres años, 18 veces al día

Me poseyó por sorpresa
Y siento que tenía que hacer algo estúpido
Ciertamente debí haber dicho que no
No, no, no, no, no, no
Pero creo que dije que sí
Sí, sí, sí, sí, sí
¡Oh, sí, mi virtud me lo quitaste!
El único que tenía y si la quería
Estoy seguro de que nunca me lo devolverías
Me poseyó por sorpresa

Escrita por: Bloch