A Quien Engañas Abuelo
A quien engañas abuelo, yo se que tu estás llorando
Ende que taita y que mama, arriba tán descansando
Nunca me dijiste como, tampoco me has dicho cuando
Pero en el cerro hay dos cruces que te lo están recordando
Bajo la cabeza el viejo y acariciando al muchacho
Dice tienes razón hijo, el odio todo ha cambiado
Los piones se fueron lejos, el surco esta abandonado
A mi ya me faltan fuerzas, me pesa tanto el arado
Y tú eres tan solo un niño pa sacar arriba el rancho
Me dice chucho el arriero, el que vive en los cañales
Que a unos los matan por godos, a otro por liberales
Pero eso que importa abuelo, entonces que es lo que vale
Mis taitas eran tan buenos, a naides le hicieron males
Solo una cosa compriendo que ante Dios somos iguales
Aparecen en elecciones unos que llaman caudillos
Que andan prometiendo escuelas y puentes donde no hay ríos
Y al alma del campesino llega el color partidiso
Entonces aprende a odiar hasta quien fue su buen vecino
Todo por esos malditos politiqueros de oficio
Ahora te comprendo abuelo, por dios no sigas llorando
À Qui Engages-tu, Grand-Père
À qui engages-tu, grand-père, je sais que tu pleures
Car papa et maman, là-haut, se reposent
Tu ne m'as jamais dit comment, ni quand cela s'est passé
Mais dans la colline, deux croix te le rappellent
Le vieux baisse la tête en caressant le gamin
Il dit : tu as raison, fils, la haine a tout changé
Les pionniers sont partis loin, le champ est abandonné
Je n'ai plus de forces, le soc me pèse tant
Et toi, tu n'es qu'un enfant pour faire vivre la ferme
Me dit Chucho, le muletier, celui qui vit dans les canaux
Que certains sont tués pour être riches, d'autres pour être libéraux
Mais qu'est-ce que ça change, grand-père, alors qu'est-ce qui compte
Mes parents étaient si bons, ils n'ont fait de mal à personne
Je comprends juste une chose, devant Dieu, nous sommes égaux
Apparaissent aux élections ceux qu'on appelle des chefs
Qui promettent des écoles et des ponts là où il n'y a pas de rivières
Et à l'âme du paysan arrive la couleur politique
Alors il apprend à haïr même celui qui était son bon voisin
Tout ça à cause de ces maudits politiciens de métier
Maintenant je te comprends, grand-père, par Dieu, ne pleure plus.