Recordando a Mi Pueblo
Hoy de nueva cuenta estoy recordando a mi pueblo
Del pueblo que yo nunca me pensaba un día alejar
Pero si me alejé, no es porque yo lo haya querido
Me sacó la pobreza, también la inseguridad
Recuerdo que mis padres, cuando salía de la casa
Con lágrimas rodando me echaban su bendición
Me di la media vuelta con un nudo en la garganta
Y mirando hacia el cielo yo le pedí a mi Dios
Que me diera licencia de cruzar pal′ otro lado
Pa' trabajar bien duro y mis padres vivan mejor
Hoy es fin de semana y una cerveza estoy tomando
Pues solamente un día es cuando yo puedo tomar
Porque aquí todos los días que tiene la semana
Si quieres superarte le tienes que trabajar
Aquí no hay vacaciones, los files no saben de eso
Les juro que hasta a veces me dan ganas de llorar
Pero se me quita cuando mi madre me dice
Muchas gracias, mi hijo, ya llegamos de cobrar
Aquí está tu ahorradito no creas que me lo he gastado
Y gracias por mi casa que me acabas de arreglar
Extraño mucho el pueblo y si un día yo me muero
Me muera donde muera, quiero me llevan pa′llá
Quiero que me paseen por esas calles de tierra
Mi última caravana quiero escucharlos cantar
Y si después de muerto San Pedro a mí me dijera
¿Si vuelves a nacer dónde quisieras estar?
Le diría que en el mismo pueblo nacer yo quisiera
Y que si se pudiera, los padres que ahora tengo vuelvan a ser mis papás
Y recuerden, que uno puede salir del rancho
Pero el rancho de uno jamás
¡Y ánimo, paisanos!
Gerardo Díaz y su Gerarquía
Y no lloren, amigos, si me ven a mí llorando
Aunque igual que a mí a ustedes les duele igual
Pues cómo no llorar si el pueblo que uno quiere tanto
Por más que uno quisiera aún no es tiempo de regresar
Pero hay que echarle ganas hay que seguir trabajando
Y en unos cuántos meses podremos volver pa' allá
Pa' abrazar a mis padres y decirles que los amo
Después irnos al vóley y terminando pal′ billar
Echarnos unas frías con amigos que dejamos
Cantar unas canciones y la infancia recordar
Extraño mucho el pueblo y si un día yo me muero
Me muera donde muera, quiero me llevan pa′llá
Quiero que me paseen por esas calles de tierra
Mi última caravana quiero escucharlos cantar
Y si después de muerto San Pedro a mí me dijera
¿Si vuelves a nacer dónde quisieras estar?
Le diría que en el mismo pueblo nacer yo quisiera
Y que si se pudiera, los padres que ahora tengo vuelvan a ser mis papás
Souvenirs de Mon Village
Aujourd'hui encore, je me remémore mon village
De ce village dont je ne pensais jamais m'éloigner un jour
Mais si je me suis éloigné, ce n'est pas parce que je le voulais
La pauvreté m'en a éloigné, ainsi que l'insécurité
Je me souviens que mes parents, quand je sortais de la maison
Avec des larmes aux yeux, me donnaient leur bénédiction
Je me suis retourné avec un nœud dans la gorge
Et en levant les yeux vers le ciel, j'ai demandé à mon Dieu
De me donner la permission de traverser de l'autre côté
Pour travailler dur et que mes parents vivent mieux
Aujourd'hui c'est le week-end et je bois une bière
Car c'est seulement un jour où je peux boire
Parce qu'ici, tous les jours de la semaine
Si tu veux t'en sortir, il faut bosser
Ici, pas de vacances, les fichiers ne connaissent pas ça
Je vous jure que parfois, j'ai envie de pleurer
Mais ça passe quand ma mère me dit
Merci beaucoup, mon fils, on vient de toucher notre paie
Voici ton petit pécule, ne crois pas que je l'ai dépensé
Et merci pour la maison que tu viens de rénover
Mon village me manque beaucoup et si un jour je meurs
Peu importe où je meurs, je veux qu'on me ramène là-bas
Je veux qu'on me promène dans ces rues de terre
Pour ma dernière procession, je veux les entendre chanter
Et si après ma mort, Saint Pierre me disait
Si tu renais, où voudrais-tu être ?
Je dirais que je voudrais naître dans le même village
Et que si c'était possible, que mes parents d'aujourd'hui soient à nouveau mes parents
Et rappelez-vous, on peut sortir du ranch
Mais le ranch ne nous quitte jamais
Allez, les amis !
Gerardo Díaz et sa Gerarquía
Et ne pleurez pas, les amis, si vous me voyez pleurer
Bien que, tout comme moi, ça vous fasse mal aussi
Comment ne pas pleurer si le village qu'on aime tant
Peu importe combien on le voudrait, ce n'est pas encore le temps de revenir
Mais il faut se donner à fond, il faut continuer à travailler
Et dans quelques mois, on pourra retourner là-bas
Pour embrasser mes parents et leur dire que je les aime
Puis aller au volley et finir au billard
Boire quelques bières avec des amis qu'on a laissés
Chanter quelques chansons et se remémorer l'enfance
Mon village me manque beaucoup et si un jour je meurs
Peu importe où je meurs, je veux qu'on me ramène là-bas
Je veux qu'on me promène dans ces rues de terre
Pour ma dernière procession, je veux les entendre chanter
Et si après ma mort, Saint Pierre me disait
Si tu renais, où voudrais-tu être ?
Je dirais que je voudrais naître dans le même village
Et que si c'était possible, que mes parents d'aujourd'hui soient à nouveau mes parents.