La Cumparsita
¡Con permiso... soy el Tango...!
yo soy el tango que llega por las calles del recuerdo,
donde nací ni me acuerdo
en una esquina cualquiera una luna arrabalera y un bandoneón son testigos
yo soy el tango argentino, donde guste y cuando quiera!
Por la calle El Porteñito
entre El Choclo y La Payanca
un servidor se abrió cancha
al compás de un organito
y a la luz de un farolito
escondido entre glicinas
en el atrio de una esquina
una noche de verano
me apadrinó El Entrerriano
con La Morocha Argentina...!
Soy tribuna popular
que ante el empate, se agranda,
y soy lujo a cuatro bandas
sobre el paño del billar
soy grito de: "No vá más..."
que en la "Rula" nos conmueve...
y soy ese "Ancar de nueve"
que hasta los "secos" miramos
y soy Jara y Leguisamo
peleando un bandera verde...!
Soy guitarra milonguera
y Corrientes y Esmeralda
soy luna sobre la espalda
encorvada, del linyera,
soy mantel de Nochebuena,
y baile de Carnaval
soy silencio de yerbal
bajo el cielo Misionero,
soy silbido de boyero
y asfalto de diagonal...!
Tengo esa dulce tristeza
de todos los que sentimos
por eso... el Tango Argentino
es un canto de terneza
que se baila... con pereza...
y se escucha... recordando
mientras llega acariciando
las puertas del corazón
el gemir del bandoneón
de Pichuco, rezongando...!
Soy columna mercurial
de la emoción ciudadana
soy Avenida Quintana
y baldío de arrabal
nockaut en el Luna Park
penal en el travesaño
soy La París y el estaño
soy bandoneón y organito
soy dibujo de Lotito
gorrión de plaza y canario...!
Señores...me llamo Tango!
yo soy el tango que llega por las calles del recuerdo,
donde nací ni me acuerdo
en una esquina cualquiera una luna arrabalera y un bandoneón son testigos
yo soy el tango argentino, donde guste y cuando quiera!
La Cumparsita
Avec votre permission... je suis le Tango... !
Je suis le tango qui arrive par les rues du souvenir,
Où je suis né, je ne me souviens plus
Dans un coin quelconque, une lune de faubourg et un bandonéon sont témoins
Je suis le tango argentin, où vous voulez et quand vous voulez !
Dans la rue El Porteñito
Entre El Choclo et La Payanca
Je me suis fait une place
Au rythme d'un petit orgue
Et à la lumière d'un lampion
Caché parmi les glycines
Dans le porche d'un coin
Une nuit d'été
El Entrerriano m'a parrainé
Avec La Morocha Argentina... !
Je suis la tribune populaire
Qui face à l'égalité, s'agrandit,
Et je suis le luxe à quatre bandes
Sur le tapis du billard
Je suis le cri de : "Ça ne va plus..."
Qui nous émeut à la "Rula"...
Et je suis ce "Ancar de neuf"
Que même les "secos" regardent
Et je suis Jara et Leguisamo
Luttant pour un drapeau vert... !
Je suis la guitare de milonga
Et Corrientes et Esmeralda
Je suis la lune sur le dos
Courbé, du vagabond,
Je suis la nappe de Noël,
Et la danse de Carnaval
Je suis le silence de la yerba
Sous le ciel de Misiones,
Je suis le sifflement du conducteur
Et l'asphalte de la diagonale... !
J'ai cette douce tristesse
De tous ceux qui ressentent
C'est pourquoi... le Tango Argentin
Est un chant de tendresse
Qui se danse... avec paresse...
Et s'écoute... en se remémorant
Tandis qu'il arrive en caressant
Les portes du cœur
Le gémissement du bandonéon
De Pichuco, grommelant... !
Je suis la colonne mercurielle
De l'émotion citoyenne
Je suis l'Avenue Quintana
Et le terrain vague de faubourg
Knockout au Luna Park
Penalty sur la transversale
Je suis La Paris et l'étain
Je suis bandonéon et orgue
Je suis le dessin de Lotito
Moineau de la place et canari... !
Messieurs... je m'appelle Tango !
Je suis le tango qui arrive par les rues du souvenir,
Où je suis né, je ne me souviens plus
Dans un coin quelconque, une lune de faubourg et un bandonéon sont témoins
Je suis le tango argentin, où vous voulez et quand vous voulez !