La Cholita
Haya viene la cholita
Para donde ira
Con su carita morada
Y su faldita quema'
Haya viene la cholita
De donde vendrá
Cargando sobre su espalda
Su realidad
Ah ah ah
Dime cholita hermosa
Tu que no tienes tiempo ni edad
Que desafías el camino la lluvia y el frío con tu claridad
A que hora madrugaste que estas tan temprano aquí en la ciudad
Ah ah ah
Me levante muy temprano a prender a la candela
Soplar los tizones calentar el agua
Masar las arepas y colar café
Le di el desayuno al niño que va pa' la escuela
Barri la cocina, ordeñe la vaca
Tente las gallinas
Y entonces por fin
Me fui al rincón de la cama
Y envolví la manta
Que era de mi abuela
Los mitos tejidos que termine ayer
Me vine para el mercado
Confiando en lo poco
Que pueda vender
Para llevarle a mis hijos
Confite de nube
Y lluvia con miel
Mi marido en cambio
Se fue a trabajar
Ah ah ah
Dime cholita hermosa
Tu que no tienes tiempo ni edad
Que llevas sobre la espalda que desde hace rato oigo como llorar
Y esa mora adeleñe y de llerbas del campo
Para quien será
Es para el niño dormido
Que llevo conmigo
Envuelto en la manta
Colgado en mi espalda
Desde que amanece
Hasta el anocher ser
Que pesa como el silencio
Pero me acompaña
Me siembra iluciones
Y hasta me consuela
De haber ignorado el amor
Y el placer
Llevo también en mi espalda
Sonrisas rosio y un poco
De luz de algún amanecer
Con que remiendo
Mis fuerzas y canto
El orgullo de que soy mujer
Es mi propia historia
La de otras también
Ah ah ah
La Cholita
Haya vient la cholita
Pour où elle va
Avec son petit visage violet
Et sa jupe qui brûle
Haya vient la cholita
D'où elle vient
Portant sur son dos
Sa réalité
Ah ah ah
Dis-moi, cholita belle
Toi qui n'as ni temps ni âge
Qui défies le chemin, la pluie et le froid avec ta clarté
À quelle heure t'es levée pour être si tôt ici en ville
Ah ah ah
Je me suis levée très tôt pour allumer le feu
Souffler sur les braises, chauffer l'eau
Pétrir les arepas et filtrer le café
J'ai donné le petit-déjeuner à l'enfant qui va à l'école
J'ai balayé la cuisine, trait la vache
Attrapé les poules
Et alors enfin
Je suis allée dans le coin du lit
Et j'ai pris la couverture
Qui appartenait à ma grand-mère
Les mythes tissés que j'ai finis hier
Je suis allée au marché
Confiant dans le peu
Que je pourrais vendre
Pour apporter à mes enfants
Des bonbons de nuage
Et de la pluie avec du miel
Mon mari, lui
Est parti travailler
Ah ah ah
Dis-moi, cholita belle
Toi qui n'as ni temps ni âge
Que portes sur le dos, j'entends depuis un moment comme ça pleure
Et cette mûre adeleñe et des herbes des champs
Pour qui sera-t-elle
C'est pour l'enfant endormi
Que je porte avec moi
Enveloppé dans la couverture
Accroché à mon dos
Depuis l'aube
Jusqu'à la tombée de la nuit
Qui pèse comme le silence
Mais m'accompagne
Me sème des illusions
Et même me console
D'avoir ignoré l'amour
Et le plaisir
Je porte aussi sur mon dos
Des sourires roses et un peu
De lumière d'un matin
Avec quoi je raccommode
Mes forces et chante
La fierté d'être femme
C'est ma propre histoire
Celle des autres aussi
Ah ah ah