Mirrors
What is the end of your day?
Do you fade into nighttime or toil away?
I believe I was put here to worry and wait.
We fail to make up for what we cannot name.
Are you true to whatever you do?
Or are you scared to bring light to your own misery?
You're so wrapped up in your history that I never see you here.
Think of me when you're painting mirrors by moonlight,
I'll hold every clock hand to midnight.
We've all got things to fear.
What is the end of your week?
Some wait for romance to play out like a scheme.
Others wake Sunday and need to believe
that their part in the system is what makes them free.
But I'm just in need of some truth.
I know it's here, but there are so many distractions.
And when you're blinded by every refraction you can't focus on the light.
You'll drown in fear, just remember we are all scared, too.
Don't neglect the ground we're all bared to; your roots will give you life.
I'm lost in the aisles, crossing the lines left behind in some gold-leafed illumination.
I guess I'm better left to temptation, bared to the ground.
A fool, no ascetic, I wander around.
I spew the hermetic and never expound, still it feels like I'm homeward bound.
And what are you to do when the working day catches up with you, a thirsty seed?
I will lend a hand if you need: the running water to your olive tree.
What is the end of your day?
Are you slave to those mirrors your form fills with shame?
I meant to free you from those frames but their gleaming has stolen us away.
Miroirs
Quelle est la fin de ta journée ?
Tu disparais dans la nuit ou tu bosses encore ?
Je crois que je suis ici pour m'inquiéter et attendre.
On n'arrive pas à compenser ce qu'on ne peut nommer.
Es-tu fidèle à ce que tu fais ?
Ou as-tu peur d'éclairer ta propre misère ?
Tu es tellement pris dans ton histoire que je ne te vois jamais ici.
Pense à moi quand tu peins des miroirs au clair de lune,
Je tiendrai chaque aiguille de l'horloge à minuit.
On a tous des choses à craindre.
Quelle est la fin de ta semaine ?
Certains attendent que la romance se déroule comme un plan.
D'autres se réveillent dimanche et ont besoin de croire
que leur rôle dans le système est ce qui les rend libres.
Mais j'ai juste besoin d'un peu de vérité.
Je sais qu'elle est là, mais il y a tant de distractions.
Et quand tu es aveuglé par chaque réfraction, tu ne peux pas te concentrer sur la lumière.
Tu te noieras dans la peur, souviens-toi qu'on a tous peur aussi.
Ne néglige pas le sol auquel nous sommes tous exposés ; tes racines te donneront la vie.
Je suis perdu dans les allées, traversant les lignes laissées derrière dans une illumination dorée.
Je suppose que je ferais mieux de céder à la tentation, exposé au sol.
Un fou, pas un ascète, je traîne ici.
Je crache le hermétique et n'explique jamais, pourtant on dirait que je suis en route vers chez moi.
Et que dois-tu faire quand la journée de travail te rattrape, une graine assoiffée ?
Je tendrai la main si tu en as besoin : l'eau courante pour ton olivier.
Quelle est la fin de ta journée ?
Es-tu esclave de ces miroirs que ta forme remplit de honte ?
Je voulais te libérer de ces cadres, mais leur éclat nous a volés.