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La canción de los restos

Johnny Hallyday

La chanson des restos

Moi, je file un rancard
A ceux qui n'ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promettra pas
Les toujours du grand soir
Mais juste pour l'hiver
A manger et à boire

A tous les recalés de l'âge et du chômage
Les privés du gâteau, les exclus du partage
Si nous pensons à vous, c'est en fait égoïste
Demain, nos noms, peut-être grossiront la liste

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi

Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid

Autrefois on gardait toujours une place à table
Une soupe, une chaise, un coin sans l'étable
Aujourd'hui nos paupières et nos portes sont closes
Les autres sont toujours, toujours en overdose

J'ai pas mauvaise conscience
Ça m'empêche pas d' dormir
Mais pour tout dire
Ça gâche un peu le goût d'mes plaisirs

C'est pas vraiment de ma faute
Si y'en a qui ont faim
Mais ça le deviendrait
Si on n'y change rien

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi

Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid

J'ai pas de solution pour te changer la vie
Mais si je peux t'aider quelques heures, allons-y
Y a bien d'autres misères, trop pour un inventaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd'hui

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à moi

Je te promets pas le grand soir
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les restos, les restos du cœur

Aujourd'hui, on n'a plus le droit
Ni d'avoir faim, ni d'avoir froid

La canción de los restos

Voy a tener una cita
A los que no les queda nada
Sin ideología, ni discursos, ni estupideces
No te lo prometemos
El siempre de la gran velada
Pero sólo para el invierno
Comida y bebida

A todos aquellos que han sido rechazados por la edad y el desempleo
Los privados del pastel, los excluidos de compartir
Si pensamos en ti, en realidad somos egoístas
Mañana quizá nuestros nombres engrosarán la lista

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío
Más allá de cada uno por sí mismo
Cuando pienso en ti, pienso en mí

No te prometo la gran noche
Pero sólo para comer y beber
Un poco de pan y calor
En restaurantes, restaurantes del corazón

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío

En el pasado, siempre guardábamos un lugar en la mesa
Una sopa, una silla, un rincón sin establo
Hoy nuestros párpados y nuestras puertas están cerradas
Los demás siguen, siguen sufriendo sobredosis

No tengo remordimientos
No me impide dormir
Pero a decir verdad
Estropea un poco el sabor de mis placeres

En realidad no es mi culpa
Si hay alguno que tenga hambre
Pero llegaría a ser así
Si no cambiamos nada

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío
Más allá de cada uno por sí mismo
Cuando pienso en ti, pienso en mí

No te prometo la gran noche
Pero sólo para comer y beber
Un poco de pan y calor
En restaurantes, restaurantes del corazón

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío

No tengo solución para cambiar tu vida
Pero si puedo ayudarte por unas horas, vamos
Hay muchas otras miserias, demasiadas para hacer un inventario
Pero está sucediendo aquí, aquí y hoy

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío
Más allá de cada uno por sí mismo
Cuando pienso en ti, pienso en mí

No te prometo la gran noche
Pero sólo para comer y beber
Un poco de pan y calor
En restaurantes, restaurantes del corazón

Hoy en día ya no tenemos el derecho
Ni tener hambre ni tener frío

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