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Mes Petites Filles

Los Hermanos Zuleta

Mis Muchachitas

Hay veces cuando estoy dormido
Y siento en la mejilla una sutil caricia
Quisiera extasiar ese idilio
Porque son los labios de mis muchachitas

Despierto y miro sus caritas
Sonriéndome inocentemente
Quisiera detener el tiempo
Pero no se puedo

Y crecen como si quisieran
Como si quisieran ser ya dos mujeres
Y siento que se pasa el tiempo
Quitándole a uno, lo que uno mas quiere

Y viendo el cristal de mis ojos
Ellas me preguntan papi tu qué tienes
Y tengo deseos que la vida
Me permita verlas cuando sean mujeres

Y siento que se pasa el tiempo
Quitándole a uno, lo que uno mas quiere

Quisiera dibujar el tiempo
Esculcar los años, ser uno adivino
Para saber que les depara el día de mañana
Saber su destino

Quisiera regalar la vida
Para que mis hijas no sufran mis penas
Intento devolver los años
Juntando mis manos como una barrera

Pero amanece mas temprano
Como si los años tuviesen carrera
Y siento que me están quitando
Todo lo que guardo pa´ dárselo a ellas

Y toco su puerta llorando
Y ella jugueteando viene y me consuela
Las miro del mismo tamaño
Pero se que pronto, no irán a la escuela

Y siento que me van quitando
Todo lo que guardo pa´ dárselo a ellas

Mes Petites Filles

Il y a des fois où je suis endormi
Et je sens sur ma joue une douce caresse
J'aimerais savourer cet idylle
Car ce sont les lèvres de mes petites filles

Je me réveille et je regarde leurs visages
Me souriant innocemment
J'aimerais arrêter le temps
Mais je ne peux pas

Et elles grandissent comme si elles voulaient
Comme si elles voulaient déjà être deux femmes
Et je sens que le temps passe
En m'enlevant ce que j'aime le plus

Et en voyant le reflet de mes yeux
Elles me demandent, papi, qu'est-ce que tu as?
Et j'ai des désirs que la vie
Me permette de les voir quand elles seront femmes

Et je sens que le temps passe
En m'enlevant ce que j'aime le plus

J'aimerais dessiner le temps
Éplucher les années, être un devin
Pour savoir ce que l'avenir leur réserve
Connaître leur destin

J'aimerais offrir la vie
Pour que mes filles ne souffrent pas de mes peines
J'essaie de rendre les années
En joignant mes mains comme une barrière

Mais le jour se lève plus tôt
Comme si les années avaient une course
Et je sens qu'on me prend
Tout ce que je garde pour leur donner

Et je frappe à sa porte en pleurant
Et elle, en jouant, vient et me console
Je les regarde de la même taille
Mais je sais que bientôt, elles ne seront plus à l'école

Et je sens qu'on me prend
Tout ce que je garde pour leur donner

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