395px

Yuyo vert

Homero Expósito

Yuyo verde

Callejón, callejón,
Lejano, lejano.
Íbamos perdidos de la mano
bajo un cielo de verano
soñando en vano.
Un farol, un portón
-igual que en un tango-
y los dos perdidos de la mano
bajo el cielo de verano
que partió.

Déjame que llore crudamente
con el llanto viejo adiós.
Donde el callejón se pierde
brotó ese yuyo verde
del perdón.
Déjame que llore y te recuerde
-trenzas que me anudan al portón-
De tu país ya no se vuelve
ni con el yuyo verde
del perdón.

¿Dónde estás? ¿Dónde estás?
¿A dónde te has ido?
¿Dónde están las plumas de mi nido,
la emoción de haber vivido
y aquel cariño?
Un farol, un portón
-igual que un tango-
y este llanto mío entre mis manos
y ese cielo de verano
que partió.

Yuyo vert

Callejón, callejón,
Loin, loin.
On était perdus main dans la main
sous un ciel d'été
à rêver en vain.
Un lampadaire, un portail
- comme dans un tango -
et nous deux perdus main dans la main
sous le ciel d'été
qui s'est envolé.

Laisse-moi pleurer cruellement
avec ce vieux chagrin d'adieu.
Là où le callejón se perd
a poussé ce yuyo vert
du pardon.
Laisse-moi pleurer et te rappeler
-tresses qui m'attachent au portail -
De ton pays, on ne revient plus
même avec le yuyo vert
du pardon.

Où es-tu ? Où es-tu ?
Où es-tu allé ?
Où sont les plumes de mon nid,
l'émotion d'avoir vécu
et cet amour ?
Un lampadaire, un portail
- comme dans un tango -
et ce chagrin entre mes mains
et ce ciel d'été
qui s'est envolé.

Escrita por: Domingo Federico / Homero Expósito