Memoria de Una Vieja Canción
Este día sin sol es sólo mío
Golpea a mis ventanas tanto frío
Una vieja canción en mi guitarra
Una vieja canción no tiene olvido
Es la misma que un día nos uniera
En las playas lejanas de tu viejo país
Y el otoño al ver caer sus hojas
Viene hasta mi y me moja
Con su llovizna gris.
Porque no olvido tu canción?
Será porque tanto te amé?
Que aquí sentado en esta pieza,
Sobre esta misma mesa ,
Anoche te lloré.
Porque no olvido tu canción?
Si el río va y no vuelve más?
Reloj eterno de las horas,
Y esa canción que llora sobre mi ventanal.
No se mueren las penas por morirse
Jamás muere el amor por olvido
Ni se muere en mi pieza tu sonrisa
Fumando en alta noche, estás conmigo
Con la brújula herida navegando
Mi velero en el humo de un cigarro
Se recuesta en tu puerto de distancia
Vuelve a levar sus anclas, pero no volverá.
Porque no olvido tu canción?
Será porque tanto te amé?
Que aquí sentado en esta mesa,
Sobre esta misma pieza,
Anoche te lloré.
Porque no olvido tu canción?
Si el río va y no vuelve más?
Reloj eterno de las horas,
Y esa canción que llora sobre mi ventanal.
Mémoire d'une Vieille Chanson
Ce jour sans soleil est juste à moi
Il frappe à mes fenêtres tant de froid
Une vieille chanson sur ma guitare
Une vieille chanson n'a pas d'oubli
C'est la même qui un jour nous unissait
Sur les plages lointaines de ton vieux pays
Et l'automne, en voyant tomber ses feuilles
Vient jusqu'à moi et me mouille
Avec sa bruine grise.
Pourquoi n'oublie-je pas ta chanson ?
Serait-ce parce que je t'ai tant aimé ?
Que ici assis dans cette pièce,
Sur cette même table,
Hier soir je t'ai pleuré.
Pourquoi n'oublie-je pas ta chanson ?
Si la rivière s'en va et ne revient plus ?
Horloge éternelle des heures,
Et cette chanson qui pleure sur ma fenêtre.
Les peines ne meurent pas juste pour mourir
Jamais l'amour ne meurt par oubli
Ni ton sourire ne meurt dans ma pièce
Fumant dans la nuit noire, tu es avec moi
Avec la boussole blessée naviguant
Mon voilier dans la fumée d'une cigarette
Il s'appuie sur ton port de distance
Il lève à nouveau ses ancres, mais ne reviendra pas.
Pourquoi n'oublie-je pas ta chanson ?
Serait-ce parce que je t'ai tant aimé ?
Que ici assis à cette table,
Sur cette même pièce,
Hier soir je t'ai pleuré.
Pourquoi n'oublie-je pas ta chanson ?
Si la rivière s'en va et ne revient plus ?
Horloge éternelle des heures,
Et cette chanson qui pleure sur ma fenêtre.