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Ne M'abandonne Pas Maintenant

Hugo Gimenez Agúero

No Me Abandones Ahora

Continuamos con los mensajes para el hombre de campo
Se comunica a Zenón Martínez de Estancia El Tero, puesto La Vasca
Que en esta ciudad, su esposa, a dado a luz a un hermoso varoncito
Tanto la madre como el hijo se encuentran en perfecto estado de salud
Y debido al temporal, se recomienda, no viajar
Repito, se recomienda, no viajar

Poncho de lona encerado
No me abandones ahora
Que está nevando tupido
Y el viento sopla escarchado
Se me hace largo el camino
Por la noticia en la radio
Mi hijo nació en el pueblo
Los dos me están esperando

Apure zaino ese tranco
Mientras se vea la huella
Que ha llegau el hijo mío
Que ha llegau el hijo de ella
Si el cielo está encapotado
Igual me llueven estrellas
Aunque no sienta las manos
Pa' acariciar la más bella

Cómo no voy a llegar
Virgencita de la huella
No ha dejado de nevar
Y el sueño blanco me acecha
Siento en el pecho un dolor
Que me hiere como flecha
Ansias de mi corazón
Por ver al hijo y a ella

Cómo no voy a llegar
Si habré aguantao temporales
Un hijo es algo vital
Como el agua como el aire
Ya no puedo respirar
Tal vez mi aliento se escarche
No me vayas a fallar
Zaino seguí, pa' adelante

La pucha que esta nevando
Tanta nieve no me acuerdo
Desde algún puesto cercano
Me están ladrando unos perros
Campanas debieran ser
O por lo menos cencerros
Para anunciar que mi hijo
Me está esperando en el pueblo

Hoy le preparé en el rancho
Un quillango de chulengo
Para abrigar su cuerpito
Solcito de los inviernos
Ya no serás como antes
Cañadón de los silencios
La risa de mi muchacho
Te hará canción en el viento

Cómo no voy a llegar
Virgencita de la huella
No ha dejado de nevar
Y el sueño blanco me acecha
Siento en el pecho un dolor
Que me hiere, como flecha
Ansias de mi corazón
Por ver al hijo y a ella

Cómo no voy a llegar
Si habré aguantao temporales
Un hijo es algo vital
Como el agua como el aire
Ya no, ya no puedo respirar
Tal vez mi aliento se escarche
No me vayas a fallar
Zaino seguí, pa' adelante

Ne M'abandonne Pas Maintenant

On continue avec les messages pour l'homme de la campagne
On s'adresse à Zenón Martínez de l'Estancia El Tero, poste La Vasca
Que dans cette ville, sa femme a donné naissance à un beau petit garçon
La mère et l'enfant sont en parfaite santé
Et à cause du mauvais temps, il est conseillé de ne pas voyager
Je répète, il est conseillé de ne pas voyager

Poncho en toile cirée
Ne m'abandonne pas maintenant
Il neige à gros flocons
Et le vent souffle glacé
Le chemin me semble long
À cause de la nouvelle à la radio
Mon fils est né au village
Ils m'attendent tous les deux

Accélère ce pas, mon cheval
Tant qu'on voit la trace
Mon fils est arrivé
Mon fils à elle est arrivé
Si le ciel est couvert
Des étoiles me tombent quand même
Bien que je ne sente plus mes mains
Pour caresser la plus belle

Comment ne pourrais-je pas arriver
Vierge de la trace
Il n'a pas cessé de neiger
Et le rêve blanc me guette
Je sens dans ma poitrine une douleur
Qui me transperce comme une flèche
L'angoisse de mon cœur
De voir mon fils et elle

Comment ne pourrais-je pas arriver
Si j'ai déjà supporté des tempêtes
Un enfant est quelque chose de vital
Comme l'eau, comme l'air
Je ne peux plus respirer
Peut-être que mon souffle se gèle
Ne me laisse pas tomber
Mon cheval, continue, en avant

Merde, qu'est-ce qu'il neige
Je ne me souviens pas d'autant de neige
Depuis un poste proche
Des chiens aboient
Ce devraient être des cloches
Ou au moins des grelots
Pour annoncer que mon fils
M'attend au village

Aujourd'hui, je lui ai préparé au ranch
Un quillango de chulengo
Pour réchauffer son petit corps
Petit soleil des hivers
Tu ne seras plus comme avant
Gorge des silences
Le rire de mon garçon
Te fera chanter dans le vent

Comment ne pourrais-je pas arriver
Vierge de la trace
Il n'a pas cessé de neiger
Et le rêve blanc me guette
Je sens dans ma poitrine une douleur
Qui me transperce, comme une flèche
L'angoisse de mon cœur
De voir mon fils et elle

Comment ne pourrais-je pas arriver
Si j'ai déjà supporté des tempêtes
Un enfant est quelque chose de vital
Comme l'eau, comme l'air
Je ne peux plus, je ne peux plus respirer
Peut-être que mon souffle se gèle
Ne me laisse pas tomber
Mon cheval, continue, en avant

Escrita por: Hugo Giménez Agüero