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Les Marguerites

Ignacio Corsini

Las Margaritas

En las lomas de mis pagos yo corté
La más linda margarita con primor
Y a la virgen del pueblito la llevé
Pa' que ella me curara el mal de amor

Porque sabe que ando triste y ha de ser
Por la moza del puestero Nicanor
La vi en la tranquera una tarde muy hermosa
Y como un gualicho me ha robado el corazón

En mi alazán bajando voy todas las tardes
Con el afán de este amor lleno de alarde y
Al recortar flores de amor para llevar
Candorosas margaritas sobre la lomita, yo suelo llevar pa' mi ilusión
Hasta el alma vendería y lejos me iría a morir por vos

Margaritas de mis pagos que corté
Para aquella linda moza de mi amor
Han sangrado como sangra mi querer
Hoy quisiera darles todo mi fervor

Porque todo lo que nunca les pague
Hoy se llena de nostalgia en mi dolor
Y al morir mis flores; margaritas primorosas
Me han llenado el alma como lírica canción

En mi alazán bajando voy todas las tardes
Con el afán de este amor lleno de alarde y
Al recortar flores de amor para llevar
Candorosas margaritas sobre la lomita, yo suelo llevar pa' mi ilusión
Hasta el alma vendería y lejos me iría a morir por vos

Les Marguerites

Dans les collines de mon pays, j'ai cueilli
La plus belle marguerite avec soin
Et à la vierge du village, je l'ai emmenée
Pour qu'elle me guérisse de ce mal d'amour

Parce qu'elle sait que je suis triste et ça doit être
À cause de la fille du fermier Nicanor
Je l'ai vue à la barrière un après-midi très beau
Et comme un sort, elle m'a volé le cœur

Sur mon cheval bai, je descends tous les après-midis
Avec l'espoir de cet amour plein de fanfare et
En cueillant des fleurs d'amour à emporter
Des marguerites candides sur la petite colline, j'aime à emporter pour mon rêve
J'irais jusqu'à vendre mon âme et loin je partirais pour mourir pour toi

Marguerites de mon pays que j'ai cueillies
Pour cette jolie fille de mon amour
Elles ont saigné comme saigne mon désir
Aujourd'hui, j'aimerais leur donner tout mon ardeur

Parce que tout ce que je ne leur ai jamais payé
Se remplit de nostalgie dans ma douleur
Et en mourant, mes fleurs ; marguerites précieuses
Ont rempli mon âme comme une chanson lyrique

Sur mon cheval bai, je descends tous les après-midis
Avec l'espoir de cet amour plein de fanfare et
En cueillant des fleurs d'amour à emporter
Des marguerites candides sur la petite colline, j'aime à emporter pour mon rêve
J'irais jusqu'à vendre mon âme et loin je partirais pour mourir pour toi

Escrita por: Domingo Pelle, Alfredo Pelaia