Canna Austina
Cuando naciste tú, caña de agosto,
Las rosas y las violetas nacían
Y en el centro, desde una rama de plata fina
Brotaban manzanas plateadas.
Hay un clavel en lo alto de la caña
Que a trescientas millas esparce su perfume
La gente que lo ve se pregunta
De donde nace una flor tan galana.
Te he traído una copa preciosa
Llena de canciones y de cien rosas.
Un ángel anoche me ha llamado
Para ver de nuevo esta planta perfumada.
Quiero escribirle una carta al sol
Para que en este día no se esconda
Y quiero regalarle un girasol
Lindo es cantar por donde gira y va.
La luna con el sol son parientes
Han levantado sus casas vecinas
Y un jardín de estrellas relucientes
Donde el amor prepara las almohadas.
Por donde canta y no descansa
Y gira y canta lirio y rosa
Quiero hacerle un girasol
Gira la abeja en torno a la flor
Que el sol no se pusiera nunca
Por donde canta y gira y va
Que el sol no se pusiera mañana
Y nazcan lirios y rosas y violetas.
Aleluya, aleluya.
Canna Austina
Quand tu es née, canne d'août,
Les roses et les violettes fleurissaient
Et au centre, d'une branche d'argent fin
Poussaient des pommes argentées.
Il y a un œillet tout en haut de la canne
Qui à trois cents milles répand son parfum
Les gens qui le voient se demandent
D'où vient une fleur si élégante.
Je t'ai apporté une coupe précieuse
Remplie de chansons et de cent roses.
Un ange m'a appelé cette nuit
Pour revoir cette plante parfumée.
Je veux écrire une lettre au soleil
Pour qu'en ce jour il ne se cache pas
Et je veux lui offrir un tournesol
C'est beau de chanter là où il tourne et va.
La lune et le soleil sont de la même famille
Ils ont construit leurs maisons voisines
Et un jardin d'étoiles scintillantes
Où l'amour prépare les oreillers.
Là où il chante et ne se repose pas
Et tourne et chante lys et rose
Je veux lui faire un tournesol
L'abeille tourne autour de la fleur
Que le soleil ne se couche jamais
Là où il chante et tourne et va
Que le soleil ne se couche pas demain
Et que naissent lys, roses et violettes.
Alléluia, alléluia.
Escrita por: Roberto de Simone