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Madrina

Isabel Pantoja

Madrina

Rondabas por mi dehesa
y un día me hablaste, llegando a mi altura:
-Su buen corazón, condesa,
hará que en el toro, yo llegue a figura.
Y ordené a mis mayorales,
conmovida por tu vó:
-Apartarle dos erale,
que a éste lo apadrino yo.
Subiste a los carteles,
en un momento...
los brillos de tus caireles,
son mi tormento.

Madrina,
por fuera jardin de rosa,
por dentro zarza de espina.
Madrina
mi pena es de dolorosa
mas nadie me la adivina.
No sabes de mi amargura, pues tu locura
solo es el toro
y a solas me bebo el llanto, de tanto y tanto
como te adoro.
Madrina...
Madrina, sin un lucero
Madrina, sin un te quiero...
la gente no se imagina,
-que el hombre de mi corazón-,
me llama solo: madrina.

Por culpa de una sonrisa,
que echaste a unos ojos que había en barrera:
un toro de mi divisa,
manchó de amapolas tu estampa torera.
¡Si se salva, Padre mio,
en silencio seguiré;
en tus manos los confío,
que eres el del gran poder!

De nuevo por las arenas
vistes de luces;
y yo mi caudal de pena
lloro entre cruces.

Madrina,
por fuera jardin de rosa,
por dentro zarza de espina.
Madrina
mi pena es de dolorosa
mas nadie me la adivina.
No sabes de mi amargura, pues tu locura
solo es el toro
y a solas me bebo el llanto, de tanto y tanto
como te adoro.
Madrina...
Madrina, sin un lucero
Madrina, sin un te quiero...
la gente no se imagina,
-que el hombre de mi corazón-,
me llama solo: madrina

Madrina

Tu déambulais dans ma prairie
et un jour tu m'as parlé, te mettant à ma hauteur :
-Ton bon cœur, ma comtesse,
fera que dans le taureau, je devienne une légende.
Et j'ai ordonné à mes gardiens,
ému par ta voix :
-Ecartez deux erales,
car celui-ci, je le parraine.
Tu es montée sur les affiches,
en un instant...
les éclats de tes boucles,
sont mon tourment.

Madrina,
de l'extérieur jardin de roses,
dedans ronce d'épines.
Madrina,
ma peine est douloureuse
mais personne ne la devine.
Tu ne sais rien de mon amertume, car ta folie
n'est que le taureau
et seule, je bois mes larmes, tant et tant
comme je t'adore.
Madrina...
Madrina, sans une étoile
Madrina, sans un je t'aime...
les gens n'imaginent pas,
-que l'homme de mon cœur-,
ne m'appelle que : madrina.

À cause d'un sourire,
que tu as lancé à des yeux dans la barrière :
un taureau de mes couleurs,
macula de coquelicots ton image de torera.
Si tu t'en sors, mon Dieu,
en silence je continuerai ;
dans tes mains je les confie,
car tu es celui du grand pouvoir !

De nouveau sur les arènes
tu es vêtue de lumières ;
et moi, mon flot de peine
pleure entre les croix.

Madrina,
de l'extérieur jardin de roses,
dedans ronce d'épines.
Madrina,
ma peine est douloureuse
mais personne ne la devine.
Tu ne sais rien de mon amertume, car ta folie
n'est que le taureau
et seule, je bois mes larmes, tant et tant
comme je t'adore.
Madrina...
Madrina, sans une étoile
Madrina, sans un je t'aime...
les gens n'imaginent pas,
-que l'homme de mon cœur-,
ne m'appelle que : madrina.