A Las Madres de Mayo
Te busca madre mientras su cuerpo es mecido
Por el mar en el que se sumerge dormido
Sueña tu abrazo, busca recuerdos
A los que aferrarse para no conciliar el sueño
El mar se inquieta, es tempestad, lamento
¿Quién pudo lanzar mil ángeles desde el cielo?
Y oye tus gritos, blancos pañuelos
Cubren sus aguas, los trajo el viento
Manda una ola para que se lleve
A los traidores que sembraron tanta muerte
Barcos y naúfragos oyen sus voces
Les dicen: Nunca, nunca olviden nuestros nombres
Díle a las madres que, en algún lado
Donde hace falta, seguimos luchando
Madre, tu hijo no ha desaparecido
Madre, que yo lo encontré andando contigo
Lo veo en tus ojos, lo oigo en tu boca
Y, en cada gesto tuyo, me nombra
Lo veo en mis luchas y me acompaña
Entre las llamas de cada nueva batalla
Guían mis manos sus manos fuertes
Hacia el futuro, hasta la victoria, siempre
Guían mis manos sus manos fuertes
Hacia el futuro, hasta la victoria, siempre
Aux Mères de Mai
Elle cherche sa mère pendant que son corps est bercé
Par la mer dans laquelle il s'enfonce endormi
Elle rêve de ton étreinte, cherche des souvenirs
Pour s'y accrocher afin de ne pas sombrer dans le sommeil
La mer s'agite, c'est la tempête, le chagrin
Qui a pu lancer mille anges depuis le ciel ?
Et elle entend tes cris, des mouchoirs blancs
Couvrent ses eaux, le vent les a amenés
Envoie une vague pour emporter
Les traîtres qui ont semé tant de mort
Bateaux et naufragés entendent leurs voix
Ils disent : Jamais, jamais n'oubliez nos noms
Dis aux mères qu'ailleurs
Où c'est nécessaire, nous continuons à lutter
Mère, ton fils n'a pas disparu
Mère, je l'ai trouvé marchant avec toi
Je le vois dans tes yeux, je l'entends dans ta bouche
Et, dans chaque geste de toi, il me nomme
Je le vois dans mes luttes et il m'accompagne
Dans les flammes de chaque nouvelle bataille
Ses mains fortes guident mes mains
Vers l'avenir, jusqu'à la victoire, toujours
Ses mains fortes guident mes mains
Vers l'avenir, jusqu'à la victoire, toujours
Escrita por: Ismael Serrano