395px

Citoyen à

Ivan Ferreiro

Ciudadano a

No suelo pensar
que los demás teman por mí
a lo mejor supones
que soy un animal
no más silvestre que esta piedra
que mi enojo el día que yo vi
lo miserable que podías ser lo miserable
no suelo pensar
que los demás me entienden ni un momento
y una vez que empiezo a hablar
mis vomitonas me convierten en un descarado
sí tienes razón
es complicado mantener el tipo en cualquier situación
ya ves
yo sobrevivo a base de basura y desencuentro
no podrás decir
que no te dije lo que había un día en su momento
mirarte bien
que estás inflado de mediocridad
no suelo decir
lo repugnante que resulta veros en la tele
haciendo bailar
los numeritos en las tablas
vuestras putas casas son de verdad
y a mí me da que todo es de mentira
vi como una vez
cambiabas todo en el telediario
vi a todos llorar
es imposible contenerme ahora no consigo
vi a tu mujer
cómo besaba a todos en Madrid en las calles
y a ti en Berlín
vendiendo Europa a los americanos
Todo lo que nunca tendré...

Citoyen à

Je ne pense pas souvent
que les autres s'inquiètent pour moi
peut-être que tu supposes
que je suis un animal
pas plus sauvage que cette pierre
que ma colère le jour où j'ai vu
à quel point tu pouvais être misérable, misérable
Je ne pense pas souvent
que les autres me comprennent ne serait-ce qu'un instant
et une fois que je commence à parler
mes vomissements me transforment en un sans-gêne
oui, tu as raison
c'est compliqué de garder son calme dans n'importe quelle situation
tu vois
je survis à base de déchets et de désillusions
Tu ne pourras pas dire
que je ne t'ai pas dit ce qu'il y avait un jour à ce moment-là
Regarde-toi bien
tu es gonflé de médiocrité
Je ne dis pas souvent
à quel point c'est dégoûtant de vous voir à la télé
faire danser
les numéros sur les planches
vos putains de maisons sont réelles
et j'ai l'impression que tout est faux
J'ai vu une fois
comment tu changeais tout dans le journal télévisé
J'ai vu tout le monde pleurer
il est impossible de me contenir maintenant, je n'y arrive pas
J'ai vu ta femme
embrasser tout le monde à Madrid dans les rues
et toi à Berlin
vendant l'Europe aux Américains
Tout ce que je n'aurai jamais...

Escrita por: Iván Ferreiro