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Manuel Juarez

Joan Sebastian

Manuel Juarez

En un ranchito en la sierra
Feliz vivía Manuel Juárez
Arrendando sus caballos
Cuidando sus propiedades
Trabajando bien su tierra
Poco salía a las ciudades

Bonita estaba su chata
Estaban recién casados
Vivían en casa de adobe
Pero bien enamorados

La feria del cuarto viernes, señores
Se celebraba en el pueblo
Cerca de Semana Santa
Pero andaba suelto el diablo

Manuel ensilla una yegua
También su potro más fino
Con su sonrisa y su chata
Con rumbo al pueblo se vino
¡Caramba! ¡Qué mala pata!
¡Qué jugada del destino!

Un tipo grita en la calle
¡Ay, qué re chulas caderas!
No se refería a la yegua
Y esas sí son tiznaderas

Manuel le dio vuelta al potro
El otro sacó pistola
Juárez, herido de un brazo
El otro, muerto, hecho bola
En las patas del caballo
Que Manuel Juárez adora

Testigos hubo del caso
Y aunque a Manuel apresaron
Luego de averiguaciones
En libertad lo dejaron
Mientras que calladamente
Al hocicón sepultaron

Y en un ranchito en la sierra
Allá vive Manuel Juárez
Con sus hijos y su chata
Tiene pocas amistades
Trabaja cuacos y tierra
Ya no sale a la ciudades

Yo con esta me despido, señores
Y les recuerdo una cosa
Que aunque sea humilde el ranchero
Hay que respetar su esposa

Manuel Juarez

Dans un petit ranch à la montagne
Manuel Juárez vivait heureux
Louant ses chevaux
Prenant soin de ses biens
Travaillant bien sa terre
Sortant peu dans les villes

Sa chérie était jolie
Ils venaient de se marier
Ils vivaient dans une maison en adobe
Mais bien amoureux

La foire du quatrième vendredi, messieurs
Se tenait dans le village
Près de Pâques
Mais le diable était en liberté

Manuel selle une jument
Aussi son plus beau poulain
Avec son sourire et sa chérie
Il se dirigea vers le village
Oh là là ! Quelle poisse !
Quel coup du destin !

Un type crie dans la rue
Oh, quelles belles hanches !
Il ne parlait pas de la jument
Et celles-là, ce sont de vraies beautés

Manuel fit demi-tour avec le poulain
L'autre sortit son pistolet
Juárez, blessé au bras
L'autre, mort, en boule
Sous les pattes du cheval
Que Manuel Juárez adore

Il y avait des témoins de l'affaire
Et bien que Manuel fut arrêté
Après des enquêtes
Ils le laissèrent libre
Tandis que silencieusement
Ils enterrèrent le grand bavard

Et dans un petit ranch à la montagne
Là vit Manuel Juárez
Avec ses enfants et sa chérie
Il a peu d'amis
Il travaille des chevaux et la terre
Il ne sort plus dans les villes

Je vous laisse avec ça, messieurs
Et je vous rappelle une chose
Que même si le ranchero est humble
Il faut respecter sa femme

Escrita por: Joan Sebastían