395px

Embrouilleuse

Joaquín Sabina

Embustera

Siempre voy a tenerte que agradecer
Que haya sido conmigo tan
Embustera
Y me hayas enseñado lo que es
Querer
Bailar mientras rodamos por la
Escalera

Has despejado mis dudas
Y has logrado que aprendiese
A ser un perfecto Judas
Desde la jota a la ese

Contigo que comprendido que la
Humedad
Es algo que se seca y se olvida
Gracias a ti he sabido que la verdad
Es solo un cabo suelto de la mentira

Por eso sé que perderte
No era quedarse sin nada
La muerte es solo la suerte
Con una letra cambiada

Embustera
Tu corazón
Es una cremallera
De Christian Dior
Blanqueas emociones
Traficas con botones
Pierdes con mi perdición

Dormir contigo es repetir francés en
Una facultad
Donde un Miró parece una esquela
Y enseñan cuánto mide la oscuridad
Sumando pesadillas y duermevelas

Hoy llamo a las rosas pan
Y al vinagre desatino
Las mujeres que se van
Se quedan en el camino

Por mucho que me duela, debo
Admitir
Que otras me ven sin ropa y tú
Desnudo

Será mucho mejor, si pretendo huir
Cortar la cuerda, deshacer el nudo

Ya no juego en tu tablero
He roto nuestra baraja
Solo diré que te quiero
Si es a punta de navaja

Dormir contigo es repetir francés en
Una facultad
Donde un Miró parece una esquela
Y enseñan cuánto mide la oscuridad
Sumando pesadillas y duermevelas

Embrouilleuse

Je te remercierai toujours
D'avoir été avec moi si
Embrouilleuse
Et m'avoir appris ce que c'est
Aimer
Danser pendant qu'on dévale l'
Escalier

Tu as éclairci mes doutes
Et tu as réussi à me faire
Devenir un parfait Judas
De la jota à la ese

Avec toi, j'ai compris que l'
Humidité
C'est quelque chose qui sèche et s'oublie
Grâce à toi, j'ai su que la vérité
N'est qu'un bout de fil de mentir

C'est pourquoi je sais que te perdre
Ce n'était pas rester sans rien
La mort, c'est juste la chance
Avec une lettre changée

Embrouilleuse
Ton cœur
Est une fermeture éclair
De Christian Dior
Tu blanchis les émotions
Tu trafiques avec des boutons
Tu perds avec ma perdition

Dormir avec toi, c'est répéter le français en
Une fac
Où un Miró ressemble à une nécrologie
Et on apprend combien mesure l'obscurité
En additionnant cauchemars et insomnies

Aujourd'hui, j'appelle les roses pain
Et le vinaigre, folie
Les femmes qui s'en vont
Restent sur le chemin

Peu importe à quel point ça me fait mal, je dois
Admettre
Que d'autres me voient sans vêtements et toi
À poil

Ce sera bien mieux, si je fais semblant de fuir
Couper la corde, défaire le nœud

Je ne joue plus sur ton plateau
J'ai brisé notre jeu de cartes
Je ne dirai que je t'aime
Que si c'est à coup de couteau

Dormir avec toi, c'est répéter le français en
Une fac
Où un Miró ressemble à une nécrologie
Et on apprend combien mesure l'obscurité
En additionnant cauchemars et insomnies

Escrita por: Sabina Joaquin, Ruben Pozo, Benjamin Prado Rodriguez