Esteros de Los Tromplillos
Voy a echa una travesía
Por esta llanura mía
Sobre mi mente vaquiana
Aprovechando lo fresco
De un despertar pintoresco
Que me brinda la mañana
Hoy amaneció bonito
El monte está verdecito
Y clarita la sabana
Aunque hay unos nubarrones
Que vienen con intenciones
De opacar la resolana
Se fue julio y viene agosto
Se inunda mi tierra plana
Ya cualquier cañito angosto
Moja la villa curana
Quedan zuritos plagosos
Donde el gana'o se entabana
Y unos tonos quejumbrosos
De sapos grillos y ranas
Entre infante y leche miel
Con un litro de parmana
Cantando sobre un corcel
Con mi sombrero y mi ruana
Me lloviznaba el querer
De una morena elorzana
Cuando volveré a morder
Su boquita de manazana
Estero de los trompillos
Donde enlace aquel novillo
En mi caballito cano
Hijo del toro lebruno
Del hierro el numero uno
Me iba malogrando el ruano
Los huesos del mulo viejo
Que le deciamos cangrejo
Se murió hace seis veranos
Se están pudriendo mi estero
Como un testigo sincero
De lo recio que es mi llano
Como voy rumbo al cubarro
Tengo que salir temprano
Ahí voy a bregar con barro
Sin ser familia e marrano
Allá se ve el monte lejos
Con un horizonte plano
Aunque si fueran cangrejos
Lo tocaría con la mano
Mañana cuando regrese
Mediante el Dios soberano
Quiero recordar las veces
Que anduve cuando mediano
Trajinando por tus trillos
Solitario y sin baquiano
Estero de los trompìllos
Te quiero como un hermano
Estuaires des Tromplillos
Je vais faire une traversée
Dans cette plaine qui est mienne
Sur ma pensée de cowboy
Profitant de la fraîcheur
D'un réveil pittoresque
Que m'offre le matin
Aujourd'hui le jour s'est levé beau
La montagne est bien verte
Et la savane bien claire
Bien qu'il y ait quelques nuages
Qui viennent avec l'intention
D'assombrir le soleil
Juillet est parti et août arrive
Ma terre plate est inondée
N'importe quel petit ruisseau
Arrose le village curano
Il reste des petits coins boueux
Où le bétail se regroupe
Et des sons plaintifs
De crapauds, grillons et grenouilles
Entre lait et miel
Avec un litre de parmana
Chantant sur un cheval
Avec mon chapeau et ma ruana
L'amour me tombait dessus
D'une brune élancée
Quand reviendrai-je à mordre
Sa petite bouche sucrée
Estuaire des tromplillos
Où j'ai lié ce veau
Sur mon petit cheval gris
Fils du taureau lebruno
Le numéro un du fer
Mon cheval ruano se dégradait
Les os du vieux mulet
Qu'on appelait cangrejo
Il est mort il y a six étés
Mon estuaire se pourrit
Comme un témoin sincère
De la dureté de ma plaine
Alors que je me dirige vers le cubarro
Je dois partir tôt
Là-bas je vais batailler avec la boue
Sans être de la famille des cochons
Là-bas on voit la montagne au loin
Avec un horizon plat
Bien que s'ils étaient des crabes
Je pourrais le toucher à la main
Demain quand je reviendrai
Par la grâce de Dieu
Je veux me souvenir des fois
Où j'ai erré quand j'étais jeune
À traîner sur tes sentiers
Solitaire et sans cowboy
Estuaire des trompillos
Je t'aime comme un frère