Guayabo de mes y pico
Tengo como mes y pico
Luchando con esta espina
Que me clavó esa mujer
Posterior a su partida
No quisiera recordarla
Ni un momento camarita
Porque en verdad me lastima
Y aunque trato de olvidarla
Tomando entre las cantinas
El dolor sigue igualito
Y en forma consecutiva
Me hiere profundamente
Profundamente caramba
Que la moral me derriba
Cntier me dio zarataco
Me fui pa'el bar de las esquina'
Y de pura caña blanca
Me tomé cuatro pimpinas
Después regresé a la casa
Qué cosa tan negativa
Vivir entre esos recuerdos
Que me ahogan y me dominan
Y que me ponen loquito
Como con una fatiga
También me pasó una cosa
Que usted no se la imagina
Tenía el cuatro en el chinchorro
Rascao' me le acosté arriba
Lo despatarré y al momento
Se me entristeció la rima
Se callaron los bordones
Se enmudecieron las primas
Figúrense como ando
Que ya no valgo un bolívar
Cosa que me da guayabo
Es llegar a la cocina
No puedo colar café
Tampoco hacer la comida
Porque lloran las perolas
Los calderos, los pocillos
Los platos y cucharillas
Estas son las circunstancias
En que uno el hombre se obstina
Se secaron las maticas
Me robaron la cochina
Y unos pollitos que habían
Más o menos volantones
Se alzaron con la gallina
Y al ver que ya no regresa
Mi pobre alma se termina
Porque su ausencia es la llama
Que el corazón me calcina
Como será que la ropa
Me la robo una vecina
Me queda una camisita
Parece de gabardina
Y un pantaloncito negro
Rullido por la pretina
Esta mañana angustiado
Fui y me planté en la avenida
Se puso un carro a pitarme
Yo creo que era una sifrina
Yo como andaba obstinado
Voltié y le grité enseguida
Cfínquele la chancleta
Y me pasa por encima
Qué horita en estos momentos
Mes está estorbando la vida
Guayabo de mes et quelques jours
Ça fait un mois et quelques jours
Que je lutte avec cette épine
Que m'a plantée cette femme
Après son départ
Je ne voudrais pas me souvenir d'elle
Ne serait-ce qu'un instant, mon pote
Parce qu'en vérité, ça me fait mal
Et même si j'essaie de l'oublier
En buvant dans les bars
La douleur reste la même
Et de manière consécutive
Elle me blesse profondément
Profondément, putain
Que la morale me fait tomber
Le cimetière m'a donné un coup
Je suis allé au bar du coin
Et avec de la pure canne à sucre
J'ai bu quatre verres
Puis je suis rentré à la maison
Quelle chose si négative
Vivre entre ces souvenirs
Qui m'étouffent et me dominent
Et qui me rendent fou
Comme avec une fatigue
Il m'est aussi arrivé une chose
Que vous ne pouvez pas imaginer
J'avais la guitare sur le hamac
Grattant, je me suis couché dessus
Je l'ai écartée et au moment
La rime s'est assombrie
Les cordes se sont tues
Les voix se sont éteintes
Imaginez comme je suis
Je ne vaux même pas un bolívar
Ce qui me fait du guayabo
C'est d'entrer dans la cuisine
Je ne peux pas filtrer le café
Ni préparer à manger
Parce que les casseroles pleurent
Les chaudrons, les tasses
Les assiettes et les cuillères
Voici les circonstances
Dans lesquelles un homme s'acharne
Les petites plantes se sont desséchées
On m'a volé le cochon
Et des poussins qui étaient
À peu près en train de voler
Se sont envolés avec la poule
Et en voyant qu'elle ne revient pas
Mon pauvre âme s'éteint
Parce que son absence est la flamme
Qui brûle mon cœur
À tel point que les vêtements
Ont été volés par une voisine
Il me reste une petite chemise
On dirait du gabardine
Et un petit pantalon noir
Roulé par la ceinture
Ce matin, angoissé
Je suis allé me planter sur l'avenue
Une voiture s'est mise à me klaxonner
Je crois que c'était une bourgeoise
Moi, comme j'étais obstiné
Je me suis retourné et j'ai crié tout de suite
Fous-lui une claquette
Et elle me passe dessus
Quelle heure en ce moment
Ce mois-ci, la vie me gêne.