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Les Rameaux du Laurier

Jorge Guerrero

Los Retoños Del Laurel

Estero de buena vista te veo lo mismo que ayer
Por este sendero viejo del cubarro al lechemiel
Ando trochando recuerdos que me laten en la sien
Buscando por este llano retoños de mi Laurel

En las aguas del rosario puse el caballo a beber
Ahí miré hacia los trompillos y el manirital aquel
Que en los rebalses de agosto su fruto noble y sabroso
Me sirvió para comer cuando desmatonaba espinos
Junto a mi hermano Manuel

Hoy que te veo solitario siento deseos de correr
Por este plan de sabana como corría en mi corcel
Un rucio garza morena caballo de raza buena
Más nunca lo volveré a ver
Me dijeron que había muerto cuando pregunte por el

Vecindario, vecindario, mi querido lechemiel
Yo nunca olvido esos bailes que ponían donde Miguel
Donde silvinio y emilio, riñas de gallos también
Enamorao y cantando me bebía el amanecer

Escuchos truenos lejanos que se van en un tropel
Llegaron las badas de agua porque dejó de llover
Se fueron los vendavales y hasta los caponunales
Comienzan a decaer puro barro y terronales
Por mi llanura se ven

Con lo recio del verano la vaca vieja merey
Murió atollada en un pozo cerquita del terraplén
Ya se me enflacó el caballo
Tengo la esperanza en mayo que vuelva a reverdecer
Para que no se me sequen los retoños del Laurel

Les Rameaux du Laurier

Estuaire de bonne vue, je te vois comme hier
Sur ce vieux chemin du cubarro au lechemiel
Je traîne des souvenirs qui me battent à la tempe
Cherchant dans cette plaine des rameaux de mon Laurier

Dans les eaux du rosario, j'ai fait boire le cheval
Là, j'ai regardé vers les trompettes et ce manirital
Qui, dans les débordements d'août, son fruit noble et savoureux
M'a servi à manger quand je coupais les épines
Avec mon frère Manuel

Aujourd'hui, te voyant solitaire, j'ai envie de courir
À travers ce plan de savane comme je courais sur mon coursier
Un gris garza morena, cheval de bonne race
Mais je ne le reverrai plus
On m'a dit qu'il était mort quand j'ai demandé de lui

Quartier, quartier, mon cher lechemiel
Je n'oublie jamais ces danses qu'ils faisaient chez Miguel
Où Silvinio et Emilio, combats de coqs aussi
Amoureux et chantant, je buvais l'aube

J'entends des tonnerres lointains qui s'éloignent en un tumulte
Les averses sont arrivées car il a cessé de pleuvoir
Les tempêtes sont parties et même les caponunales
Commencent à décliner, pur argile et terronales
Dans ma plaine, on les voit

Avec la rigueur de l'été, la vieille vache merey
Est morte embourbée dans un puits près du talus
Mon cheval a déjà maigri
J'ai l'espoir en mai qu'il reverdisse
Pour que ne se dessèchent pas les rameaux du Laurier

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