Miche Que Se Va La Pea
Cuatro viejo parrandero
Capachito bullanguero arpa de bordón bravío
Desde el llano adentro vengo san Rafael escuchándote el cujio
Entre avatares de amores permiso pido señores
Voy a lanzar mi tañido
Para botar los vapores de mi pecho entristecido
Me gusta su genio alegre como dicen en mi tierra
Porque se parece al mío
Le miro triste el semblante desmonte
Y pase adelante cuénteme lo acontecido de donde
Viene pariente que apareció de repente tan solo
Y esperrujio tómese algo de aguardiente pa que bote lo afligido
Yo le voy a dar las gracias traigo perdía la esperanza
Vengo del rancho corrió la doña me esparpajó porque ayer
Me descubrió un viejo amor escondió mira como son las cosas
Yo que llegaba a mi choza el hombre bien recibido
Pero mi mujer celosa me ha dado mi merecido
No se desanime justo que eso no pasa de un susto
Deje que bajen los bríos
Solo hace falta paciencia me lo dice mi experiencia
Bastante me ha sucedido
En mi mundo enamorado muchos camino he cruzado
Y en muchos lo recorrido
Y no salgo de un guayabo pa estar en el otro metido
Entonces cuento contigo te considero
Mi amigo quiero salir de este lio
Gracias por tu proceder esto me lleva a entender
Que todo no esta perdió
Traigo sangrando la herida son cuestiones de la vida
Yo no me doy por vencido mas se que por mi partida
Ella también ha sufrido
La rabia cobra la renta y apuesto que ahora
Se encuentra con el pecho comprimido la flor cuando
Esta en capullo se arropa con el orgullo y hasta se burla
Del frio que llegan con el invierno pero sus pétalos
Tiernos tan curioso y atrevido se abre hasta los infiernos
Por una gota e roció
El verso tuyo guerrero con experiencia en certero
Me hace renovar los bríos después de haberlo tratado
Me siento regocijado aunque un poquito aturdido me invade
El remordimiento soy culpable y lo lamento todo
Lo que me ha ocurrido y mi corazón por dentro lo cargo triste y vacio
No se preocupe paisano cuente aquí con un hermano
Que en usted también confió no se sabe si mañana da vuelta
La palangana y soy yo el desprotegido
El mundo se encuentra lleno de antídoto de veneno
Lo sano y lo pervertido
Brindemos por algo bueno que fue habernos conocido.,
Agarre el frasco familia justo y échese un tartagaso
Pa que se le borren los pesares camarita..
Como no cámara guerrero así como pa mata este guayabo
Que me tiene el alma destrozada y que vivan las mujeres
Por ellas hasta el fin del mundo..
Relinchen cuatro y maracas que yo le grito en el arpa miche
Que se va la pea
Me esta cambiando el semblante y eso es bien interesante
Arrímese pa que vea el gallino se compuso
Y el gallito se me puso listo para la pelea
Meneándose con los chuzos canta brinca y aletea
Así es que me gusta el gallo que no le pegue el desmayo
Cuando el otro lo espuelea al mío no le dan calambres
Mas bien se baña en la sangre cuando la cosa esta fea
En el patio se respeta y se le oye la trompeta cuando canta
En otra aldea las gallinas se alebrestan y hasta le cacaraquean
Por fin encontré al contrario de camino legendario
Que me acompaña en la idea que zumba versos pa lante dulcitos
Y otros picantes como el publico desea me han dicho
Que usted es llanero cámara jorge guerrero que canta
Y no cotorrea dígame pero ligero como se cachilapea
Si hablamos de mañosera allá en mi tierra llanera
Y cimarrón que cachea
En la selva a costa de monte y antes que se desmonte
Lleve lista la vanea
Después se choca con otro mientras le responda el potro
Si no enlaza lo colea pero en un alcornoto lo capa y lo naricea
Con eso me has demostrado que eres llanero bragado
De esos que baten la grea que jala toros por el rabo
Y no es tan solo guayabo lo que cantando plantea
Pero pa quedar conforme demuéstreme que es un hombre
De esos que no tambalea dígame
Y no se me asombre como es que se jinetea
El potro cuando se asusta si es que
No se barajusta seguro que corcovea
Y hay que ser medio sereno se afianza bien algo reno
Se acomoda y se accione si carga espuela lo hinca pa que
Lo vea como brinca lo pisa y lo chaparrea cámara
Y si no se afinca seguro que se aporrea
Es muy buena su respuesta pero se acabo la fiesta
Ya el arpa no bordonea
Va llegando la mañana me voy pal rancho con ganas
De abrazar a timotea
Le llevare mis canciones rogando que me perdone
Pidiendo a dios que me crea
Pero si no me perdona me vuelvo a zampa otra pea
Eso si mi valecito métasele blanditico
Como el mango en la jalea
Y si halla en el camino llévele aunque sea un racimo
De topocho o lo que sea
Amor con hambre se acaba llévele
Aunque sea guayaba con eso la payasea
Y si esta demasiado brava sacúdale la correa
Miche Que Se Va La Pea
Quatre vieux fêtards
Capachito bruyant, harpe de bordon sauvage
Je viens du llanos, San Rafael, t'écoutant le cujio
Entre les aléas de l'amour, je demande la permission, messieurs
Je vais lancer mon air
Pour évacuer les vapeurs de mon cœur triste
J'aime son caractère joyeux comme on dit chez moi
Parce que ça ressemble au mien
Je vois son visage triste, dégarni
Et avance, raconte-moi ce qui s'est passé, d'où
Tu viens, parent, qui est apparu soudainement, tout seul
Et espèce de fou, prends un verre d'aguardiente pour évacuer le chagrin
Je vais te remercier, j'avais perdu l'espoir
Je viens du ranch, la dame s'est échappée, elle m'a éparpillé parce qu'hier
Elle a découvert un vieil amour caché, regarde comme c'est fou
Moi qui arrivais chez moi, l'homme bien accueilli
Mais ma femme jalouse m'a donné ce que je mérite
Ne te décourage pas, c'est juste un coup de frayeur
Laisse les passions redescendre
Il suffit d'un peu de patience, c'est ce que mon expérience me dit
Il m'est arrivé pas mal de choses
Dans mon monde amoureux, j'ai croisé beaucoup de chemins
Et j'en ai parcouru beaucoup
Et je ne sors pas d'un chagrin pour être plongé dans un autre
Alors je compte sur toi, je te considère
Mon ami, je veux sortir de ce pétrin
Merci pour ton aide, ça me fait comprendre
Que tout n'est pas perdu
Je saigne de la blessure, c'est des questions de la vie
Je ne me rends pas, mais je sais qu'à cause de mon départ
Elle a aussi souffert
La colère réclame son dû et je parie qu'à présent
Elle se retrouve avec la poitrine serrée, la fleur quand
Elle est en bouton, elle se couvre de fierté et même se moque
Du froid qui arrive avec l'hiver, mais ses pétales
Tendres, si curieux et audacieux, s'ouvrent jusqu'aux enfers
Pour une goutte de rosée
Ton vers, guerrier, avec expérience, précis
Me fait renouveler mes passions après l'avoir entendu
Je me sens réjoui, bien qu'un peu étourdi, je suis envahi
Par le remords, je suis coupable et je regrette tout
Ce qui m'est arrivé et mon cœur, à l'intérieur, je le porte triste et vide
Ne t'inquiète pas, compatriote, compte ici sur un frère
Qui a aussi confiance en toi, on ne sait pas si demain
La situation change et je suis le désavantagé
Le monde est plein d'antidotes et de poisons
Le sain et le perverti
Portons un toast à quelque chose de bon, c'était de nous connaître.
Prends le flacon, famille, juste et fais-toi un bon shot
Pour que tu oublies tes soucis, mon pote..
Comment pas, mon pote guerrier, comme pour tuer ce chagrin
Qui me déchire l'âme et que vivent les femmes
Pour elles, jusqu'au bout du monde..
Hennissez quatre et maracas, je crie à l'harpe miche
Que ça s'en va la pea
Ça me change le visage et c'est bien intéressant
Approche-toi pour voir le coq s'est remis
Et le coq est prêt pour le combat
Se dandinant avec les piques, chante, saute et bat des ailes
C'est comme ça que j'aime le coq qui ne tombe pas dans les pommes
Quand l'autre le pousse, au mien, ils ne donnent pas de crampes
Plutôt, il se baigne dans le sang quand ça devient moche
Dans la cour, on respecte et on entend la trompette quand il chante
Dans un autre village, les poules s'excitent et même lui caquètent
Enfin, j'ai trouvé l'opposant d'un chemin légendaire
Qui m'accompagne dans l'idée de balancer des vers doux
Et d'autres piquants comme le public le souhaite, on m'a dit
Que tu es llanero, mon pote Jorge guerrier qui chante
Et ne papote pas, dis-moi mais vite comment on fait le cachilape
Si on parle de rusé là-bas dans ma terre llanera
Et sauvage qui attrape
Dans la jungle à cause du bois et avant qu'il ne se dégage
Prépare la vanée
Ensuite, il se cogne avec un autre pendant que le poulain répond
S'il ne l'attrape pas, il le fait tomber, mais dans un alcornoque, il le capte et le naricea
Avec ça, tu m'as prouvé que tu es un llanero aguerri
De ceux qui battent la graisse qui tirent les taureaux par la queue
Et ce n'est pas juste un chagrin que chantant il plante
Mais pour être satisfait, prouve-moi que tu es un homme
De ceux qui ne fléchissent pas, dis-moi
Et ne sois pas surpris de comment on monte
Le poulain quand il a peur, si
Il ne se réajuste, c'est sûr qu'il se cabre
Et il faut être un peu serein, il se fixe bien, quelque chose de reno
Il s'ajuste et se met en action, s'il porte des éperons, il les enfonce pour que
Tu vois comme il saute, il marche et il se chaparrea, mon pote
Et s'il ne se fixe pas, c'est sûr qu'il se fait frapper
Ta réponse est très bonne mais la fête est finie
L'harpe ne bourdonne plus
Le matin arrive, je vais au ranch avec l'envie
D'embrasser Timotea
Je vais lui apporter mes chansons en priant qu'elle me pardonne
Demandant à Dieu qu'il me croie
Mais si elle ne me pardonne pas, je retourne à une autre pea
Ça oui, mon petit, entre doucement
Comme la mangue dans la gelée
Et s'il y a sur le chemin, prends-lui au moins une grappe
De topocho ou quoi que ce soit
L'amour avec la faim s'épuise, prends-lui
Au moins une goyave, avec ça, elle fait la clown
Et si elle est trop en colère, enlève-lui la ceinture.