Se Volvió a Rasca El Guerrero
Por aqui ando amanecio atropellao con pampero
Que buena broma dios mio se volvio a rasca el guerrero
Una pinta mas pa un tigre y una hoja pa un bachaquero
Y al que critique y denigre lo entiendo y lo considero
Al que si yo no perdono ni loco es al cantinero
Si no me vende otro frasco de algo que aclare el gualguero
Es que vengo despechao y cantar es lo que quiero
Para disipar la angustia que inunda mi cancionero
De que me valio querer a un ser tan aventurero
Que no ha sabio valorar a este corazon sincero
Como me va a tasajear con ese puñal de acero
Tirandome al abandono como trapo en basurero
Asi no se envaina a un hombre tan buena gente y veguero
Trueno del capanaparo que asustas a los viajeros
Deja que se ponga el tiempo y que caiga el aguacero
Quiero enchumbar mi guayabo e inundar mi desespero
Cargo un fogon aqui adentro me esta quemando el brasero
Por aqui voy desvalio sin rumbo y sin paradero
Con un frasco gañoteao y un hipo de compañero
Trastavillando y cantando mi pasaje lastimero
Despidiendome con llanto de los meses inverneros
Noviembre dile a diciembre que le diga al mes de enero
Que a lo mejor no me pican los gegenes de febrero
Y que si en caso me pican no hallaran sangre en mi cuero
Porque ya me desangro un cruel amor traicionero
Por eso y muchas razones se volvio a rasca el guerrero
Le Guerrier est de Nouveau à la Rue
Ici je traîne, le matin m'a écrasé avec le vent
Quelle bonne blague, mon dieu, le guerrier est de nouveau à la rue
Une gorgée pour un mec et une feuille pour un trafiquant
Et celui qui critique et dénigre, je le comprends et je le considère
Celui que je ne pardonne pas, même fou, c'est le barman
S'il ne me vend pas un autre flacon de quelque chose qui éclaire le gualguero
C'est que je viens déçu et chanter c'est ce que je veux
Pour dissiper l'angoisse qui inonde mon répertoire
À quoi ça m'a servi d'aimer un être si aventurier
Qui n'a pas su apprécier ce cœur sincère
Comment peut-il me poignarder avec ce poignard d'acier
Me jetant à l'abandon comme un chiffon dans une poubelle
On ne traite pas un homme si bienveillant et travailleur comme ça
Tonnerre du capanaparo qui effraie les voyageurs
Laisse le temps passer et que la pluie tombe
Je veux noyer ma gueule de bois et inonder mon désespoir
J'ai un feu ici à l'intérieur, le brasero me brûle
Ici je vais, démuni, sans direction et sans repère
Avec un flacon à moitié vide et un hoquet pour compagnon
Chancelant et chantant mon passage douloureux
Me disant adieu avec des larmes des mois d'hiver
Novembre, dis à décembre de dire au mois de janvier
Que peut-être je ne serai pas piqué par les guêpes de février
Et que si jamais je suis piqué, ils ne trouveront pas de sang sur ma peau
Parce que je me suis déjà vidé d'un cruel amour traître
Pour ça et bien d'autres raisons, le guerrier est de nouveau à la rue.