Viejo Laurel Sabanero
Tiempo que no te miraba
Que no te miraba viejo laurel sabanero
Hoy los nidos de tus ramas
Con el invierno se pudrieron en el suelo
Y el turpial que te cantaba
Te dijo adiós con su vuelo
Triste se ve la sabana
Hay la sabana, llora en silencio el estero
Se queja el palmar sombrío
Y desde el monte los sollozos del riachuelo
Suenan como notas tristes que taladran mi cerebro
Volo la garza morena, una gaviota y un gallito lagunero
Se seco el campanilla, se marchito el espinero
Y las flores del boral con el sol ya se murieron
El tiempo paso silente
Pero inclemente te dio su golpe certero
Que poquito y lentamente tu ramazon te la hirieron
Dejando tu tronco seco, solo mudo y lastimero
Pudriéndote mi laurel
Entre las manos del sol y los aguaceros
Ahora quien me dará sombra
Quien sera mi compañero
Quien guardara mi nostalgia
Viejo laurel sabanero
Adiós laurel viejo amigo
Sera hasta siempre, no te diré que hasta luego
Ya que no pienso volver
Porque es probable que me maten los recuerdos
De los ratos que contigo compartí cuando pequeño
Todo parece mentira
Una mentira todavía creo que es un sueño
Pero es la verdad mas grande
Y lamentable porque no tiene remedio
Todo lo que nace muere, nada en la vida es eterno
Por el resto de mis días
Voy a extrañarte porque olvidarte no puedo
Te siento como un hermano, como un hermano te quiero
Como quiero a mi caballo, mi silla, soga y sombrero
Como adoro a mi sabana
Y a la mañana, que me anima y da consuelo
Como el viento da a la palma
Como el toro al paradero
Como el sol a la arbolada
Y el nubarrón a los truenos
Y este pasaje a tu nombre
Laurel amigo, quedara en el llano entero
Para que nunca se borre
La imagen de tu sendero
Y el viento lo riegue experso
Por los caminos llaneros.
Vieux Laurier Sabanero
Ça fait un moment que je ne t'ai pas vu
Que je ne t'ai pas vu, vieux laurier sabanero
Aujourd'hui les nids dans tes branches
Avec l'hiver, ils se sont pourris sur le sol
Et le turpial qui te chantait
T'a dit adieu en s'envolant
La savane a l'air triste
Oh la savane, pleure en silence le ruisseau
Le palmier sombre se plaint
Et depuis la colline, les sanglots du ruisseau
Résonnent comme des notes tristes qui perforent mon cerveau
La garza morena a volé, une mouette et un petit coq de marais
La campanilla s'est asséchée, l'épineux s'est flétri
Et les fleurs du boral sont mortes avec le soleil
Le temps a passé silencieusement
Mais impitoyablement, il t'a donné son coup fatal
Que peu à peu et lentement, ta ramaison a été blessée
Laissant ton tronc sec, seul, muet et plaintif
Te pourrissant, mon laurier
Entre les mains du soleil et des averses
Maintenant, qui me donnera de l'ombre
Qui sera mon compagnon
Qui gardera ma nostalgie
Vieux laurier sabanero
Adieu, vieux laurier, ami
Ce sera pour toujours, je ne te dirai pas à bientôt
Puisque je ne pense pas revenir
Car il est probable que les souvenirs me tuent
Des moments que j'ai partagés avec toi quand j'étais petit
Tout semble mensonge
Un mensonge, je crois encore que c'est un rêve
Mais c'est la plus grande vérité
Et c'est regrettable car il n'y a pas de remède
Tout ce qui naît meurt, rien dans la vie n'est éternel
Pour le reste de mes jours
Je vais te manquer car je ne peux pas t'oublier
Je te sens comme un frère, je t'aime comme un frère
Comme j'aime mon cheval, ma selle, ma corde et mon chapeau
Comme j'adore ma savane
Et le matin, qui m'encourage et me réconforte
Comme le vent donne à la palme
Comme le taureau à l'abri
Comme le soleil aux arbres
Et le nuage aux tonnerres
Et ce passage à ton nom
Laurier ami, restera dans la plaine entière
Pour que jamais ne s'efface
L'image de ton chemin
Et le vent l'arrose avec force
À travers les chemins de la plaine.