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Vents de Décembre

Jorge Guerrero

Vientos Decembrinos

Ya están floreando los dragos, pegan vientos decembrinos
Y yo voy a ver como hago, pa echarle un lazo al frontino
Lo ensillo me zumbo un trago le vuelo y cojo el camino

Cantando recuerdos vagos que apabullan mi destino
Hoy es el día que me embriago con cerveza ron o vino
Me atrevo a beberme un lago por esos labios divinos

Labios que ayer me besaron, y hoy por ellos me empecino
A lo mejor me embrujaron, por eso ando peregrino
Como se desperdigaron mi vida es un remolino

Mis ojos ya la lloraron mi pulso no da en el pino
Y como ellos me juraron su amor bajo un Josefino
Ese día se alimentaron mis sueños de campesinos

Diciembre llego contento, y yo a sufrir me confino
En las arenas del tiempo, poquito a poco declino
Mi caballo esta sediento y yo con él me calcino

Buscándola y no la encuentro quisiera ser adivino
Las nubes del sentimiento la traen y me la imagino
Palpable en el pensamiento que baila y hace pinino

Tu imagen es como un velo, hecho de un lienzo muy fino
Que vuela como un pañuelo, con el aire vespertino
Y al disiparse en el cielo veo sus ojos cristalinos

Mirándome con un celo apasionado y mezquino
Y eso me da un desconsuelo que ni ayudao lo domino
Y arrodillado en el suelo bendiciéndola termino

Vents de Décembre

Les dragos commencent à fleurir, soufflent les vents de décembre
Et je vais voir comment je fais, pour lui mettre un lien au front
Je le selle, je me tape un verre, je décolle et je prends la route

Chantant des souvenirs vagues qui écrasent mon destin
Aujourd'hui c'est le jour où je me saoule avec de la bière, du rhum ou du vin
Je me risque à boire un lac pour ces lèvres divines

Lèvres qui m'ont embrassé hier, et aujourd'hui pour elles je m'acharne
Peut-être m'ont-elles ensorcelé, c'est pour ça que je suis en errance
Comme elles se sont dispersées, ma vie est un tourbillon

Mes yeux les ont déjà pleurées, mon pouls ne bat plus dans le pin
Et comme elles m'ont juré leur amour sous un Josefino
Ce jour-là, mes rêves de paysan se sont nourris

Décembre est arrivé joyeux, et moi je me confine à souffrir
Dans les sables du temps, peu à peu je décline
Mon cheval a soif et moi avec lui je me consume

Je la cherche et je ne la trouve pas, j'aimerais être devin
Les nuages des sentiments l'apportent et je l'imagine
Palpable dans mes pensées, elle danse et fait des pirouettes

Ton image est comme un voile, fait d'une toile très fine
Qui vole comme un mouchoir, avec l'air du soir
Et en se dissipant dans le ciel, je vois ses yeux cristallins

Me regardant avec un désir passionné et mesquin
Et ça me donne un chagrin que même aidé je ne maîtrise pas
Et à genoux sur le sol, je termine en la bénissant

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