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Présence

Jorge Yáñez Y Los Moros

Presencia

Recitado.
Por mucho que me quieras, no llores cuando muera,
No se llora al que parte que a la tarde regresa,
Ni a la oculta semilla que ha de brotar mañana,
Ni a la oruga que muere por dar vida a sus alas.

Cantado.
Aunque en el enturbiado charco de mis retinas,
No vuelvas a mirarte nunca más en la vida.
Aunque en el huerto mudo y helado de mi boca,
Ya no florezcan besos para tu boca roja.
Aunque velos salobres cuelguen de tus pestañas
Y un collar de sollozos se anude en tu garganta.
Aunque el hambre insaciable de la ausencia te muerda
Y el plomo del vacío se condense en tus venas.
Por mucho que te falte, por mucho que me sientas,
Por mucho que me quieras..., no llores cuando muera.

Recitado.
Que es difícil… comprendo..., más… escucha un secreto:
El nacer y el morir, solo son los extremos de una eterna cadena,
Multiforme y extraña, donde océanos de vida, se renuevan y cambian.
Nada muere de veras y aunque tus ojos vieran disgregarse mis carnes
Como granos de arena y volar esparcidas en la furia del viento,
Solo vana apariencia será que ya, haya muerto.
No, yo no estaré muerto. no es posible que muera,
Soy tan indestructible, como la primavera.
Podré adoptar como ella... extrañas apariencias,
Pero también como ella, sentirás mi presencia:
En la tierra, en el agua, en el aire, en el fuego,
En la flor, en la espina, en la nube, en el trueno.

Cantado.
La tierra de mis huesos, retornará a la tierra,
El agua de mi cuerpo, volverá al agua eterna,
El calor de mis venas, arderá en nuevos fuegos
Y el aire de mi pecho, viajará con el viento.

Recitado.
Devuelto a un mismo tiempo..., a la nada y al todo,
Surgiré en mil maneras de mis yertos despojos,
Siempre vivo y cambiante..., indestructible, eterno,
Girando por los siglos, en un cielo sin término.
Y en una y otra forma me hallaré en tu vida,
En el agua que bebas, en la seda que vistas,
En la flor que te arome, en el aire que aspires
Y puede que hasta el soplo de brisa que acaricia al pasar tus mejillas,
Tal vez, te traiga el eco impalpable de un beso que te di en otro tiempo.

Cantado.
Aunque tú no lo creas... aunque ni lo sospeches,
Siempre estaré contigo mientras tú me recuerdes.

Recitado.
Siempre estaré contigo mientras tú me recuerdes.

Présence

Récité.
Peu importe combien tu m’aimes, ne pleure pas quand je partirai,
On ne pleure pas celui qui s’en va et qui revient l’après-midi,
Ni la graine cachée qui doit germer demain,
Ni la chenille qui meurt pour donner vie à ses ailes.

Chanté.
Même dans la flaque trouble de mes rétines,
Ne te regarde plus jamais dans la vie.
Même dans le jardin muet et glacé de ma bouche,
Il n’y a plus de baisers qui fleurissent pour ta bouche rouge.
Même si des voiles salés pendent de tes cils
Et qu’un collier de sanglots s’enroule autour de ta gorge.
Même si la faim insatiable de l’absence te ronge
Et que le plomb du vide se condense dans tes veines.
Peu importe ce qu’il te manque, peu importe combien tu me sens,
Peu importe combien tu m’aimes..., ne pleure pas quand je partirai.

Récité.
C’est difficile… je comprends..., mais… écoute un secret :
Naître et mourir, ce ne sont que les extrémités d’une chaîne éternelle,
Multiforme et étrange, où des océans de vie se renouvellent et changent.
Rien ne meurt vraiment et même si tes yeux voyaient se désagréger ma chair
Comme des grains de sable et s’envoler éparpillés dans la furie du vent,
Ce ne sera qu’une vaine apparence que j’aie déjà, mort.
Non, je ne serai pas mort. Ce n’est pas possible que je meure,
Je suis aussi indestructible que le printemps.
Je pourrai adopter comme lui... des apparences étranges,
Mais tout comme lui, tu sentiras ma présence :
Dans la terre, dans l’eau, dans l’air, dans le feu,
Dans la fleur, dans l’épine, dans le nuage, dans le tonnerre.

Chanté.
La terre de mes os retournera à la terre,
L’eau de mon corps, retournera à l’eau éternelle,
La chaleur de mes veines, brûlera dans de nouveaux feux
Et l’air de ma poitrine, voyagera avec le vent.

Récité.
Ramené à un même temps..., au néant et au tout,
Je surgirai de mille manières de mes dépouilles figées,
Toujours vivant et changeant..., indestructible, éternel,
Tournant à travers les siècles, dans un ciel sans fin.
Et de mille façons, je me trouverai dans ta vie,
Dans l’eau que tu bois, dans la soie que tu portes,
Dans la fleur qui te parfume, dans l’air que tu respires
Et peut-être même dans le souffle de brise qui caresse tes joues,
Peut-être, il te ramènera l’écho impalpable d’un baiser que je t’ai donné autrefois.

Chanté.
Même si tu ne le crois pas... même si tu ne le soupçonnes pas,
Je serai toujours avec toi tant que tu te souviendras de moi.

Récité.
Je serai toujours avec toi tant que tu te souviendras de moi.

Escrita por: Eugénio Moglia, Andrés Rivanera