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Dix pour les Professeurs

Jorge Yáñez Y Los Moros

Décimas Por Los Profesores

Personas va modelando
El profesor en la escuela,
Aunque por dentro le duela
Fracasar de cuando en cuando.

Una ternura de madre
Define tu vocación,
Un libro tu corazón
Y una firmeza de padre
Aunque los perros te ladren
Siempre sigues caminando,
A tus niños enseñando,
Porque tu norte es el niño.
El que educa con cariño
Personas va modelando.

Personas va modelando
En que enseña con amor
Sin importarle el dolor
De envejecer trabajando.
Los años se van pasando,
El tiempo vuela, que vuela.
El educar le consuela
De pobreza inmerecida
Y va dejando su vida
El profesor en la escuela.

Poco le importa el dinero
Aunque merece fortunas
Si le ofrecieran la luna
Sus niños están primero.
Trata lo mismo a un obrero,
Que a un huaso con sus espuelas,
Que a un tío, a un padre, a una abuela,
Todos son… apoderados,
Dejando su casa a un lado
Aunque por dentro le duela.

A veces la ingratitud golpea su corazón,
Cuando ve la incomprensión
De una loca juventud,
Se le enferma la salud,
El cansancio va ganando,
Se queda triste pensando
Si ha fallado al instruir,
O si es parte del vivir,
Fracasar de cuando en cuando.

Sin querer ponerte serio,
Eres faro y eres guía,
Libro de todos los días,
Que descorre los misterios.
A todo mi magisterio
Yo los quiero saludar,
Pues la misión de enseñar
Es una prueba de amor.
Se despide, profesor…
Un poeta popular.

Dix pour les Professeurs

Des gens tu façonnes
Le prof à l'école,
Bien que ça lui fasse mal
De rater de temps en temps.

Une tendresse de mère
Définit ta vocation,
Un livre ton cœur
Et une fermeté de père.
Bien que les chiens aboient,
Tu continues d'avancer,
À tes enfants enseignant,
Car ton but c'est l'enfant.
Celui qui éduque avec amour
Des gens tu façonnes.

Des gens tu façonnes
En enseignant avec amour
Sans se soucier de la douleur
De vieillir en travaillant.
Les années passent,
Le temps file, ça file.
Éduquer le console
De la pauvreté imméritée
Et il laisse sa vie
Le prof à l'école.

Peu lui importe l'argent
Bien qu'il mérite des fortunes,
S'ils lui offraient la lune,
Ses enfants passent d'abord.
Il traite de la même façon un ouvrier,
Qu'un gars avec ses éperons,
Qu'un oncle, un père, une grand-mère,
Tous sont… des parents,
Laissant leur maison de côté
Bien que ça lui fasse mal.

Parfois l'ingratitude frappe son cœur,
Quand il voit l'incompréhension
D'une jeunesse folle,
Sa santé se dégrade,
La fatigue l'emporte,
Il reste triste à penser
S'il a échoué à instruire,
Ou si c'est une part de la vie,
Rater de temps en temps.

Sans vouloir être sérieux,
Tu es phare et tu es guide,
Livre de tous les jours,
Qui dévoile les mystères.
À tout mon corps enseignant
Je veux les saluer,
Car la mission d'enseigner
Est une épreuve d'amour.
Au revoir, professeur…
Un poète populaire.

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