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L'Amour

José Angel Trelles

El Amor

El amor es un rayo de luz indirecta
Una gota de paz, una fe que despierta
Un zumbido en el aire, un punto en la niebla
Un perfil, una sombra, una pausa, una espera

El amor es un suave rumor que se acerca
Un timbre a lo lejos, una brisa lijera
Una voz en la calma, un aroma de menta
Una vez, un quizás, un haber, una meta

El amor va brotando entre el aire y el suelo
Y se palpa y se siente y hay quien puede verlo
Y hace que te despiertes y pienses en él
Y te llama despacio, rozando tu piel

El amor te hipnotiza, te hace soñar
Y sueñas y cedes y te dejas llevar
Y te mueve por dentro y te hace ser más
Y te empuja y te mueve y te lleva detrás

Y de pronto te alza, te levanta, te quema
Hace luz en tu alma, hace fuego en tus venas
Y te hace gritar, para sentir que te quemas
Te disuelve, te evapora, te destruye, te crea

Y te hace viajar, en el filo del tiempo
Remontando los ríos de mil universos
Y te lleva a la gloria y te entrega a la tierra
Y te mira y te ve y piensa y piensa

Y de pronto el amor es la luz de una llama
Que se empieza a apagar y se va y se apaga
Es una isla pequeña perdida en la niebla
Una gota, un no sé, una mancha, una espera

El amor es la hoja caída en la tierra
Un punto en el mar, una bruma que espesa
Un velo en el alma, un Sol que se ve
Un por qué, un según, un ya no, una queja

El amor va bajando, peldaño a peldaño
Con las manos cerradas y el paso cansado
Te pregunta quién eres, para hacerte saber
Que apenas te conoce, que, qué quieres de él

El amor te hace burla, se ríe de ti
Mientras tú sigues ciego, sin saber qué decir
Y deseas seguirle y decirle que no
Que se quede, que vuelva, que comete un error

Y el amor desbarata tus grandes ideas
Te destroza, te rompe, te parte, te quiebra
Y te hace ser ese que tú no quisieras
Y te empuja a ser malo y te deja hecho mierda

Y te arroja de bruces al último infierno
Arrancándote el alma, pisándote el cuerpo
Y te ahogas de ansias de volver a la nada
Y de pronto se para y te ve y se apiada

El amor, el amor, el amor... El amor

L'Amour

L'amour est un rayon de lumière indirecte
Une goutte de paix, une foi qui s'éveille
Un bourdonnement dans l'air, un point dans le brouillard
Un profil, une ombre, une pause, une attente

L'amour est un doux murmure qui s'approche
Une sonnerie au loin, une brise légère
Une voix dans le calme, un parfum de menthe
Une fois, un peut-être, un avoir, un but

L'amour jaillit entre l'air et le sol
Et se touche et se sent et certains peuvent le voir
Et ça te réveille et te fait penser à lui
Et ça t'appelle doucement, frôlant ta peau

L'amour te hypnotise, te fait rêver
Et tu rêves et tu cèdes et tu te laisses porter
Et ça te bouge de l'intérieur et te fait être plus
Et ça te pousse et te déplace et te tire en arrière

Et soudain ça te soulève, te lève, te brûle
Fait briller ton âme, fait du feu dans tes veines
Et ça te fait crier, pour sentir que tu brûles
Ça te dissout, t'évapore, te détruit, te crée

Et ça te fait voyager, sur le fil du temps
Remontant les rivières de mille univers
Et ça te mène à la gloire et te livre à la terre
Et ça te regarde et te voit et pense et pense

Et soudain l'amour est la lumière d'une flamme
Qui commence à s'éteindre et s'en va et s'éteint
C'est une petite île perdue dans le brouillard
Une goutte, un je ne sais pas, une tache, une attente

L'amour est la feuille tombée sur la terre
Un point dans la mer, une brume qui s'épaissit
Un voile dans l'âme, un soleil qui se voit
Un pourquoi, un selon, un plus, une plainte

L'amour descend, marche après marche
Avec les mains fermées et le pas fatigué
Te demande qui tu es, pour te faire savoir
Qu'il te connaît à peine, que, que veux-tu de lui

L'amour se moque de toi, rit de toi
Tandis que tu restes aveugle, sans savoir quoi dire
Et tu désires le suivre et lui dire non
Qu'il reste, qu'il revienne, qu'il fasse une erreur

Et l'amour détruit tes grandes idées
Te brise, te casse, te divise, te fracture
Et ça te fait être celui que tu ne voudrais pas
Et ça te pousse à être mauvais et te laisse dans la merde

Et ça te jette face contre terre dans le dernier enfer
Te déchirant l'âme, piétinant ton corps
Et tu suffoques d'envie de revenir à rien
Et soudain ça s'arrête et te voit et a pitié

L'amour, l'amour, l'amour... L'amour

Escrita por: Rafael Pérez Botija