Severino El Sordo
Arremójate la tripa
Que ya viene la calor
Que luego, en el mes de agosto
No suelta el agua ni Dios
Evaristo el cuchillero
Se ha comprado ahora un camión
Y pasando el puente en Fraga
Desde arriba lo midió
Los hijos de la María
Se han marchado a Nueva York
Uno trabaja de negro
Otro de indio en un salón
Marcelino y la Miguela
Se han ido a la emigración
Ahora dicen: Guntetaje
Aufidersen, Ensuldigun
Arremójate la tripa
De cien vecinos que éramos
Ya solo quedamos dos
Don Florencio que es el amo
Y un seguro servidor
Don Florencio vive en Huesca
Aquí solo quedo yo
Con una cabra mochales, una gaita y un tambor
Un día cojo la cabra
La trompeta y el tambor
Y me voy a Zaragoza y
Que pregone el patrón
Arremójate la tripa
Severino Le Sourde
Rassemble ton ventre
Car la chaleur arrive
Car ensuite, en août
Dieu ne lâche pas l'eau
Evaristo le coutelier
S'est acheté un camion
Et en passant le pont à Fraga
Il l'a mesuré d'en haut
Les enfants de María
Sont partis à New York
L'un bosse comme noir
L'autre comme indien dans un salon
Marcelino et Miguela
Sont partis à l'émigration
Maintenant ils disent : Guntetaje
Aufidersen, Ensuldigun
Rassemble ton ventre
Des cent voisins qu'on était
Il ne reste plus que deux
Don Florencio qui est le maître
Et un humble serviteur
Don Florencio vit à Huesca
Ici, il ne reste que moi
Avec une chèvre mochal, une cornemuse et un tambour
Un jour je prends la chèvre
La trompette et le tambour
Et je pars à Saragosse et
Que le patron annonce
Rassemble ton ventre
Escrita por: José Antonio Labordeta