Garzas VIajeras
Garzas viajeras,
novias leves del azul,
con rumbo norte,
salpicando el cielo van,
y aquí mi río,
espejo muestra su vuelo,
como si fuera un pañuelo,
que enero lavando está.
Hay un barquito,
que se hamaca sin cesar,
varias muchachas,
navegando por placer.
Y allá a lo lejos,
canoa de pescadores,
son signos de sinsabores,
que distinto atardecer.
Ya ve paisano,
yo anido entre pajonales,
pase si gusta,
compartir necesidades.
Vida de pobre,
de esperanza se sostiene,
doblando el lomo,
pa´ que otro doble los bienes.
Bandera al sol,
el lienzo rubio del trigal,
se mece suave,
en ondas de oro y al volver.
Buchonas grises,
las torcazas en el río,
antes de buscar sus nidos,
van a su cauce a beber.
Hay fiesta arriba,
allá en la loma del palmar,
está de cumpleaños,
el hijo del patrón.
Y en un bendito apretao,
entre totoras,
aquí abajo llora y llora,
el hijo del hachador.
Ya ve paisano,
yo anido entre pajonales,
pase si gusta,
compartir necesidades.
Vida de pobre,
de esperanza se sostiene,
doblando el lomo,
pa´ que otro doble los bienes
Hérons Voyageurs
Hérons voyageurs,
fiancées légères du bleu,
vers le nord,
ils éclaboussent le ciel,
et ici ma rivière,
miroir montre son vol,
comme si c'était un mouchoir,
que janvier est en train de laver.
Il y a un petit bateau,
qui se balance sans cesse,
plusieurs filles,
voguent pour le plaisir.
Et là-bas au loin,
une pirogue de pêcheurs,
sont des signes de désenchantement,
quel crépuscule différent.
Regarde, voisin,
je fais mon nid parmi les roseaux,
viens si tu veux,
partager nos besoins.
Vie de pauvre,
de l'espoir se maintient,
se courbant,
pour que d'autres doublent les biens.
Drapeau au soleil,
la toile dorée du blé,
se balance doucement,
en vagues d'or et en revenant.
Grises bouffonnes,
les tourterelles au bord de la rivière,
avant de chercher leurs nids,
vont s'abreuver à leur cours.
Il y a une fête là-haut,
là sur la colline des palmiers,
c'est l'anniversaire,
du fils du patron.
Et dans un coin béni,
parmi les joncs,
ici en bas pleure et pleure,
le fils du bûcheron.
Regarde, voisin,
je fais mon nid parmi les roseaux,
viens si tu veux,
partager nos besoins.
Vie de pauvre,
de l'espoir se maintient,
se courbant,
pour que d'autres doublent les biens.