Por Dentro de La Vida
Se fue, se fue sin decir palabra,
Pa´que andar palabreriando,
Si naides le da razón,
A la opinión de un paisano,
Que le imposta a los demás,
Lo que uno viene pensando.
Se fue sin decir palabras,
Porque ya estaba cansado,
De andar pasando la vida,
Sin tener un poco de algo,
No más aunque fuese un tanto,
Pa´no andar zapateriando.
Porque al final todos copan,
Pero banca el pobre diablo,
Y como es a cuero limpio,
Las lonjas parecen trapo.
Naides mezquina salmuera,
Cuando es de otro lomo, el tajo.
Se fue, se fue sin decir palabra,
No es cuestión de andar llorando,
Las lagrimas son muy de uno,
Como pa´andarlos mostrando,
Pues no hay manera de ser,
Más pobre, ni desgraciado,
Que cuando uno muestra un llanto,
Pa´ que sepan que ha llorao,
Y dentra la compasión,
A ganarse por lo blando.
Que no es de hombre de verdá,
Vivir de honor emprestado,
Cuando se ha cambiado el propio
Por un hueso y sin un asco.
Se fue, se fue sin decir palabra,
Podrido de perros flacos,
Que ladran pa´no aburrirse,
A los volidos de un pajaro.
Harto de ver tanta sombra,
En la esperanza de otro año,
Que se va de dentro de uno,
Rumbiando pa´ el desengaño.
Ya no quiere pionar más,
Porque se le ha muerto el ánimo,
Y en las grietas de los dedos,
Le han dentrao, a crecer cardos.
Se fue, se fue sin decir palabra,
Pa´que andar palabreriando,
Porque al final todos copan,
Pero banca el pobre diablo,
Y como es a cuero limpio,
Las lonjas parecen trapo.
Naides mezquina salmuera,
Cuando es de otro lomo, el tajo.
Au Cœur de la Vie
Il est parti, il est parti sans dire un mot,
Pourquoi perdre son temps à parler,
Si personne n'écoute,
L'avis d'un compatriote,
Qui impose aux autres,
Ce que l'on pense en secret.
Il est parti sans dire un mot,
Parce qu'il en avait marre,
De vivre sa vie,
Sans avoir un peu de quelque chose,
Juste un peu, même un tantinet,
Pour ne pas traîner comme un clochard.
Parce qu'à la fin, tout le monde s'incruste,
Mais c'est le pauvre diable qui paie,
Et comme c'est à la dure,
Les morceaux ressemblent à des chiffons.
Personne ne fait de chichis,
Quand c'est un autre qui se fait couper.
Il est parti, il est parti sans dire un mot,
Ce n'est pas une question de pleurer,
Les larmes, c'est très personnel,
Comme pour les montrer,
Car il n'y a pas de manière d'être,
Plus pauvre, ni plus malheureux,
Que quand on montre sa peine,
Pour que les autres sachent qu'on a pleuré,
Et dans la compassion,
On se fait avoir par la faiblesse.
Ce n'est pas un vrai homme,
De vivre d'honneur emprunté,
Quand on a échangé le sien,
Pour un os, sans aucun dégoût.
Il est parti, il est parti sans dire un mot,
Écoeuré par ces chiens maigres,
Qui aboient pour ne pas s'ennuyer,
À l'ombre d'un oiseau.
Fatigué de voir tant d'ombres,
Dans l'espoir d'une autre année,
Qui s'en va de l'intérieur,
Roulant vers le désenchantement.
Il ne veut plus se battre,
Parce qu'il a perdu son élan,
Et dans les crevasses de ses doigts,
Des épines ont commencé à pousser.
Il est parti, il est parti sans dire un mot,
Pourquoi perdre son temps à parler,
Parce qu'à la fin, tout le monde s'incruste,
Mais c'est le pauvre diable qui paie,
Et comme c'est à la dure,
Les morceaux ressemblent à des chiffons.
Personne ne fait de chichis,
Quand c'est un autre qui se fait couper.