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Pointes d'Aurores Tristes

José Larralde

Puntillas de Auroras Tristes

Puntillas de auroras tristes,
percal de espuma en el aire.
Dolor de saber que existo,
cuando termina la tarde.
Tristeza de ser apenas,
una penumbra que arde
y en la noche caliente helarme,
tan solo helarme.

Pocilga de conventillo,
guarida de traficantes
Mercado sin municipio,
cambiando necesidades
Patrón de cobijas pobres,
donde se cuaja la carne
Paredes de color sucio,
manchadas de tizne y mate.

Donde muere la esperanza,
nace otro amor que no late
Al diablo con los azules,
que poco suele gustarle

Por cada vez que vomito,
ando pisando en el aire
por cada razón que busco,
encuentro necesidades.

Por no saber cuando es nunca,
no tengo nunca ni cuando,
La misma ley que condena,
a veces ata el caballo

Me queda la caridad,
de ser percal en el clavo
colgado de la pared,
testigo del zafarrancho

Puntillas de auroras tristes,
percal de espuma en el aire.
Dolor de saber que existo,
cuando termina la tarde.
Tristeza de ser apenas,
una penumbra que arde,
y en la noche caliente,
helarme, tan solo helarme.

Pointes d'Aurores Tristes

Pointes d'aurores tristes,
percale de mousse dans l'air.
Douleur de savoir que j'existe,
lorsque la soirée s'achève.
Tristesse d'être à peine,
une ombre qui brûle
et dans la nuit chaude, me geler,
tout juste me geler.

Fosse de bidonville,
refuge de trafiquants.
Marché sans municipalité,
changeant des besoins.
Patron de couvertures pauvres,
d'où la chair se fige.
Murs de couleur sale,
maculés de suie et de maté.

Là où meurt l'espoir,
nait un autre amour qui ne bat pas.
Au diable les bleus,
qui n'aiment guère.

Pour chaque fois que je vomis,
je marche dans l'air.
Pour chaque raison que je cherche,
je trouve des besoins.

Pour ne pas savoir quand c'est jamais,
je n'ai jamais ni quand.
La même loi qui condamne,
parfois attache le cheval.

Il me reste la charité,
de n'être que percale sur le clou,
pendu au mur,
témoin du désordre.

Pointes d'aurores tristes,
percale de mousse dans l'air.
Douleur de savoir que j'existe,
lorsque la soirée s'achève.
Tristesse d'être à peine,
une ombre qui brûle,
et dans la nuit chaude,
me geler, tout juste me geler.