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Démons à Madrid

José Luis Perales

Demonios En Madrid

Dicen que hay demonios en madrid,
Que no se ven pero que están allí,
Que van entre la gente molestando
Y que andan en camello por el barrio,
Que pasan de la intelectualidad,
Del chotis y la puerta de alcalá,
Que el "pichi" ya no corta el bacalao
Y que don hilarion está "colgao".

Y que la casta se metió en un cabaret
Y la susana en un convento se escondió
Y hasta el isidro se cambió
Por una moto el viejo "arao".
Seguro que hay demonios en madrid.

Que no se ven pero que están allí,
Sembrando rascacielos por el foro
Y especulando con lo que es de todos,
Que pasan de la solidaridad
Y ocupan una suite en el "meliá",
Que toman por asalto la ciudad
Y tienen "revelao" al personal.

Las modistillas ya no tienen "na" que hacer
Y en las corralas la tertulia se acabó,
Y entre el portillo y la arganzuela
No hay mozuela que ligar,
Seguro que hay demonios en madrid.

Que no se ven pero que están allí,
Cruzando los semáforos en rojo,
Mirando a la cibeles de reojo,
Paralizando el tráfico "rodao"
Por chamberí, por sol y por callao,
Que pasan de la villa cultural,
Del oso del madroño y lo demás.

Las modistillas y no tienen "na" que hacer
Y en las corralas la tertulia se acabó,
Y entre el portillo y la arganzuela
No hay mozuela que ligar,
Seguro que hay demonios en madrid, ¡que si!

Démons à Madrid

On dit qu'il y a des démons à Madrid,
Qu'on ne les voit pas mais qu'ils sont là,
Qu'ils se faufilent parmi les gens en embêtant
Et qu'ils se baladent en chameau dans le quartier,
Qu'ils se moquent de l'intellectualité,
Du chotis et de la porte d'Alcalá,
Que le "pichi" ne fait plus le poids
Et que don Hilarion est "défoncé".

Et que la caste s'est glissée dans un cabaret
Et que Susana s'est cachée dans un couvent
Et même Isidro a changé
Pour une moto le vieux "arao".
C'est sûr qu'il y a des démons à Madrid.

Qu'on ne les voit pas mais qu'ils sont là,
Semant des gratte-ciels dans le forum
Et spéculant sur ce qui appartient à tous,
Qu'ils se moquent de la solidarité
Et occupent une suite au "Meliá",
Qu'ils prennent la ville d'assaut
Et ont "révélé" le personnel.

Les couturières n'ont plus "rien" à faire
Et dans les corralas la discussion est finie,
Et entre le Portillo et l'Arganzuela
Il n'y a pas de fille à draguer,
C'est sûr qu'il y a des démons à Madrid.

Qu'on ne les voit pas mais qu'ils sont là,
Franchissant les feux rouges,
Jetant un œil à la Cibeles,
Paralysant le trafic "roulé"
À Chamberí, à Sol et à Callao,
Qu'ils se moquent de la villa culturelle,
De l'ours du madroño et tout le reste.

Les couturières n'ont plus "rien" à faire
Et dans les corralas la discussion est finie,
Et entre le Portillo et l'Arganzuela
Il n'y a pas de fille à draguer,
C'est sûr qu'il y a des démons à Madrid, oui!

Escrita por: José Luis Perales