A Mi Padre
Tiene el andar cansado y a sus espaldas
sesenta y tantos años de esperanza.
Tiene una casa,
verdugo de sus manos y sus espaldas.
Cuando amanece el día camina y canta
buscando de la tierra en las entrañas,
el pan caliente,
milagro que realiza cada mañana.
Es aprendiz de todo, maestro en nada
es poeta a su modo, le gusta el alba
y entre sus manos
y entre sus manos
florecen a escondidas algunas llagas.
Tiene cansado el cuerpo, cansada el alma
tiene un interrogante sobre su cara
tiene un camino
tiene un camino
le gusta ser amigo de sus amigos.
Quiso cambiar su vida, dejar la aldea
mas no pasó de ser una quimera,
una quimera,
que se quedo dormida entre la tierra.
Tiene cansado el cuerpo, cansada el alma
luce sobre su pecho camisa blanca
con su mirada
con su mirada
me dice que la vida no vale nada.
À Mon Père
Il a le pas fatigué et sur ses épaules
plus de soixante ans d'espoir.
Il a une maison,
bourreau de ses mains et de son dos.
Quand le jour se lève, il marche et chante
cherchant dans la terre les entrailles,
le pain chaud,
miracle qu'il réalise chaque matin.
Il est apprenti de tout, maître en rien
c'est un poète à sa façon, il aime l'aube
et entre ses mains
et entre ses mains
fleurissent en cachette quelques blessures.
Son corps est fatigué, son âme est lasse
il a une question sur son visage
il a un chemin
il a un chemin
il aime être ami avec ses amis.
Il a voulu changer sa vie, quitter le village
mais cela n'a été qu'une chimère,
une chimère,
qui s'est endormie dans la terre.
Son corps est fatigué, son âme est lasse
il porte sur sa poitrine une chemise blanche
avec son regard
avec son regard
il me dit que la vie ne vaut rien.
Escrita por: José Luis Perales