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Elle m'a été enlevée !... Je vois les larmes...

Joseph Calleja

Ella Mi Fu Rapita!... Parmi Veder Le Lagrime...

Ella mi fu rapita!
E quando, o ciel... Ne' brevi
Istanti prima che il mio presagio interno
Sull'orma corsa ancora mi spingesse!
Schiuso era l'uscio! E la magion deserta!
E dove ora sarà quell'angiol caro?
Colei che prima potei in questo core
Destar la fiamma di costanti affetti?
Colei si pura, al cui modesto sguardo
Quasi spinto a virtù talor me credo!
Ella mi fu rapita!
E chi l'ardiva?
Ma ne avrò, ma ne avrò vendetta
Lo chiede il pianto della mia diletta

Parmi veder le lagrime
Scorrenti da quel ciglio
Quando fra il dubbio e l'ansia
Del subito periglio
Dell'amor nostro memore
Dell'amor nostro memore
Il suo gualtier chiamò
Ned ei potea soccorrerti
Cara fanciulla amata
Ei che vorria coll'anima
Farti quaggiù beata
Ei che le sfere
Ei che le sfere agli angeli
Per te non invidiò

Elle m'a été enlevée !... Je vois les larmes...

Elle m'a été enlevée !
Et quand, ô ciel... Dans les brefs
Instants avant que mon pressentiment
Sur la trace encore me pousse !
La porte était ouverte ! Et la maison déserte !
Et où sera maintenant cet ange cher ?
Celle qui a pu dans ce cœur
Éveiller la flamme de sentiments constants ?
Celle si pure, dont le regard modeste
Me pousse parfois à la vertu !
Elle m'a été enlevée !
Et qui osait ?
Mais j'aurai, mais j'aurai ma vengeance
Le pleur de ma bien-aimée le demande.

Je crois voir les larmes
Coulant de ce cil
Quand entre le doute et l'angoisse
Du danger soudain
De notre amour se souvenant
De notre amour se souvenant
Il a appelé son Gualtier
Et il ne pouvait te secourir
Chère fille aimée
Lui qui voudrait de tout son âme
Te rendre heureuse ici-bas
Lui qui les sphères
Lui qui les sphères aux anges
Pour toi n'a pas envié.

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