Amurado
Campaneo a mi catrera y la encuentro desolada;
Solo tengo de recuerdo el cuadrito que esta ahi;
Pilchas viejas, unas flores y mi alma atormentada,
Eso es todo lo que queda desde que se fue de aqui.
Una tarde más tristona que la pena que me aqueja,
Arreglo su bagayito y amurado me dejo.
No le dije una palabra, ni un reproche, ni una queja,
La mire que se alejaba y pense... Todo acabo!
Si me viera estoy tan viejo,
Tengo blanca la cabeza,
Sera acaso la tristeza
De mi negra soledad?
O sera porque me cruzan
Tan fuleros berretines
De andar por los cafétines
A buscar felicidad...
Bulincito que conoces mis amargas desventuras,
No te extrañes que hable solo... Que es tan grande mi dolor!
Si me faltan sus caricias, sus consuelos, sus ternuras,
Que me queda ya a mis años si mi vida esta en su amor?
Cuantas noches voy vagando, angustiado, silencioso,
Recordando mi pasado con mi amiga la ilusion;
Voy en curda, no lo niego, que sera muy vergonzoso,
Pero llevo más en curda a mi pobre corazón
Amurado
Je frappe à ma porte et je la trouve déserte ;
Il ne me reste en souvenir que le petit cadre là-bas ;
Des vieux habits, quelques fleurs et mon âme tourmentée,
C'est tout ce qu'il reste depuis qu'elle est partie d'ici.
Une après-midi plus triste que la peine qui me ronge,
Je range ses affaires et je me sens abandonné.
Je ne lui ai dit aucun mot, ni reproche, ni plainte,
Je l'ai regardée s'éloigner et j'ai pensé... Tout est fini !
Si elle me voyait, je suis si vieux,
J'ai les cheveux blancs,
Est-ce la tristesse
De ma noire solitude ?
Ou est-ce parce que je croise
Des pensées si pourries
À traîner dans les cafés
À chercher le bonheur...
Petit pote qui connais mes amères mésaventures,
Ne sois pas surpris que je parle tout seul... Mon chagrin est si grand !
S'il me manque ses caresses, ses réconforts, ses tendresses,
Que me reste-t-il à mon âge si ma vie est dans son amour ?
Combien de nuits je vagabonde, angoissé, silencieux,
Me remémorant mon passé avec mon amie l'illusion ;
Je suis bourré, je ne le nie pas, c'est très embarrassant,
Mais je suis encore plus ivre de mon pauvre cœur.
Escrita por: José de Grandis / Pedro Laurenz / Pedro Maffia