Mala Suerte
¡Se acabó nuestro cariño!, me dijiste fríamente,
Yo pensé pa' mis adentros, puede que tenga razón,
Lo pensé y te dejé sola, sola y dueña de tu vida,
Mientras yo con mi conciencia me jugaba el corazón.
Y cerré fuerte los ojos, y apreté fuerte los labios,
Pa' no verte, pa' no hablarte, pa' no gritar un adiós
Y tranqueando despacito me fui al bar que está en la esquina para ahogar con cuatro tragos lo que pudo ser tu amor.
Yo no pude prometerte
Cambiar la vida que llevo,
Porque nací calavera
Y así me habré de morir.
A mi me tira la farra,
El café, la muchachada,
Y donde anda una milonga
Yo no puedo estar sin ir.
Bien sabés cómo yo he sido,
Bien sabés cómo he pensado,
De mis locas inquietudes,
De mi afán de callejear.
Mala suerte si te pierdo,
Mala suerte si ando solo,
El culpable soy de todo
Ya que no puedo cambiar.
Porque yo sé que mi vida no es una vida modelo,
Porque él que tiene un cariño, al cariño se ha de dar,
Y yo soy como el jilguero, que aun estando en jaula de oro, en su canto llora siempre el antojo de volar...
He tenido mala suerte, pero hablando francamente,
Yo te quedo agradecido, has sido novia y mujer;
Si la vida ha de apurarme con rigores algún día,
¡Ya podés estar segura que de vos me acordaré!
Mauvaise Chance
C'est fini notre amour !, m'as-tu dit froidement,
Je me suis dit en moi-même, peut-être que tu as raison,
J'y ai pensé et je t'ai laissée seule, seule et maîtresse de ta vie,
Pendant que moi, avec ma conscience, je jouais mon cœur.
Et j'ai fermé fort les yeux, et j'ai serré fort les lèvres,
Pour ne pas te voir, pour ne pas te parler, pour ne pas crier un adieu
Et en traînant doucement, je suis allé au bar au coin de la rue pour noyer avec quatre verres ce qui aurait pu être ton amour.
Je n'ai pas pu te promettre
De changer la vie que je mène,
Parce que je suis né fêtard
Et ainsi je devrai mourir.
La fête m'attire,
Le café, la jeunesse,
Et là où il y a une milonga
Je ne peux pas m'empêcher d'y aller.
Tu sais bien comment j'ai été,
Tu sais bien ce que j'ai pensé,
De mes folles inquiétudes,
De mon envie de traîner.
Mauvaise chance si je te perds,
Mauvaise chance si je suis seul,
Le coupable, c'est moi de tout
Puisque je ne peux pas changer.
Parce que je sais que ma vie n'est pas une vie modèle,
Parce que celui qui a un amour, doit s'y donner,
Et je suis comme le chardonneret, qui même en cage dorée, dans son chant pleure toujours l'envie de voler...
J'ai eu mauvaise chance, mais pour être franc,
Je te reste reconnaissant, tu as été petite amie et femme ;
Si la vie doit me presser avec des rigueurs un jour,
Tu peux être sûre que je me souviendrai de toi !