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Ses Yeux Se Sont Fermés

Julio Sosa

Sus Ojos Se Cerraron

Sus ojos se cerraron...
Y el mundo sigue andando,
Su boca que era mía
Ya no me besa más,
Se apagaron los ecos
De su reír sonoro
Y es cruel este silencio
Que me hace tanto mal.
Fue mía la piadosa
Dulzura de sus manos
Que dieron a mis penas
Caricias de bondad,
Y ahora que la evoco
Hundido en mi quebranto,
Las lágrimas prensadas
Se niegan a brotar,
Y no tengo el consuelo
De poder llorar.

¡Porqué tus alas tan cruel quemó la vida!
¡Porqué esta mueca siniestra de la suerte!
Quise abrigarla y más pudo la muerte,
¡Cómo me duele y se ahonda mi herida!
Yo sé que ahora vendrán caras extrañas
Con sus limosnas de alivio a mi tormento.
Todo es mentira, mentira es el lamento.
¡Hoy está solo mi corazón!

Como perros de presa
Las penas traicioneras
Celando mi cariño
Galopaban detrás,
Y escondida en las aguas
De su mirada buena
La muerte agazapada
Marcaba su compás.
En vano yo alentaba
Febril una esperanza.
Clavó en mi carne viva
Sus garras el dolor;
Y mientras en las calles
En loca algarabía
El carnaval del mundo
Gozaba y se reía,
Burlándose el destino
Me robó su amor.

¡Porqué tus alas tan cruel quemó la vida!
¡Porqué esta mueca siniestra de la suerte!
Quise abrigarla y más pudo la muerte,
¡Cómo me duele y se ahonda mi herida!
Yo sé que ahora vendrán caras extrañas
Con sus limosnas de alivio a mi tormento.
Todo es mentira, mentira es el lamento.
¡Hoy está solo mi corazón!

Ses Yeux Se Sont Fermés

Ses yeux se sont fermés...
Et le monde continue de tourner,
Sa bouche qui était à moi
Ne m'embrasse plus,
Les échos se sont éteints
De son rire sonore
Et ce silence est cruel
Qui me fait tant de mal.
C'était à moi la douce
Bonté de ses mains
Qui apportaient à mes peines
Des caresses de bonté,
Et maintenant que je l'évoque
Enfoncé dans ma douleur,
Les larmes retenues
Refusent de couler,
Et je n'ai pas le réconfort
De pouvoir pleurer.

Pourquoi la vie a-t-elle brûlé tes ailes si cruellement !
Pourquoi cette grimace sinistre du destin !
Je voulais la protéger et la mort a eu le dessus,
Comme ça me fait mal et ma blessure s'approfondit !
Je sais que maintenant viendront des visages étranges
Avec leurs aumônes de soulagement à mon tourment.
Tout est mensonge, mensonge est le lamentement.
Aujourd'hui, mon cœur est seul !

Comme des chiens de chasse
Les peines traîtresses
Surveillant mon amour
Galopaient derrière,
Et cachée dans les eaux
De son regard bienveillant
La mort tapie
Marquait son tempo.
En vain j'encourageais
Fiévreusement un espoir.
La douleur a planté
Ses griffes dans ma chair vivante ;
Et pendant que dans les rues
Dans une folle agitation
Le carnaval du monde
Se réjouissait et riait,
Se moquant du destin
Il m'a volé son amour.

Pourquoi la vie a-t-elle brûlé tes ailes si cruellement !
Pourquoi cette grimace sinistre du destin !
Je voulais la protéger et la mort a eu le dessus,
Comme ça me fait mal et ma blessure s'approfondit !
Je sais que maintenant viendront des visages étranges
Avec leurs aumônes de soulagement à mon tourment.
Tout est mensonge, mensonge est le lamentement.
Aujourd'hui, mon cœur est seul !

Escrita por: Carlos Gardel, Alfredo Le Pera