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J'ai Peur

Julio Sosa

Tengo Miedo

En la timba de la vida me planté con siete y medio,
Siendo la única parada de la vida que acerté.
Yo ya estaba en la pendiente de la ruina, sin remedio,
Pero un día dije planto y ese día me planté.

Yo dejé la barra rea de la eterna caravana,
Me aparté de la milonga y su rante berretín;
Con lo triste de mis noches hice una hermosa mañana:
Cementerio de mi vida convertido en un jardín.

Garsonier, carreras, timbas, copetines de vicioso
Y cariños pasajeros... Besos falsos, si, de mujer...
Todo enterré en el olvido del pasado bullicioso
Por el cariño más santo que un hombre pueda tener.

Hoy, ya vés, estoy tranquilo... Por eso es que, buenamente,
Te suplico que no vengas a turbar mi dulce paz;
Que me dejes con mi madre, que a su lado, santamente,
Edificaré otra vida, ya que me siento capaz.

Te suplico que no vengas, tengo miedo de encontrarte,
Porque hay algo en mi existencia que no te puede olvidar...
Tengo miedo de tus ojos, tengo miedo de besarte,
Tengo miedo de quererte y de volver a empezar.

Sé buenita... Ao me busques... apartate de mi senda...
Tal vez en otro cariño encontrés tu redención...
Vos sabés que yo no quiero que mi chamuyo te ofenda...
¡Es que tengo mucho miedo que me falle el corazón!

J'ai Peur

Dans le jeu de la vie, je me suis planté avec sept et demi,
C'était la seule mise que j'ai bien jouée.
J'étais déjà sur la pente de la ruine, sans échappatoire,
Mais un jour j'ai dit stop et ce jour-là, je me suis planté.

J'ai quitté le bar pourri de la caravane éternelle,
Je me suis éloigné de la milonga et de son triste cirque ;
Avec la tristesse de mes nuits, j'ai fait un beau matin :
Cimetière de ma vie devenu un jardin.

Studios, courses, jeux, verres de vice,
Et des amours passagers... Des faux baisers, ouais, de femme...
Tout enterré dans l'oubli du passé bruyant,
Pour l'amour le plus pur qu'un homme puisse avoir.

Aujourd'hui, tu vois, je suis tranquille... C'est pourquoi, sincèrement,
Je te supplie de ne pas venir troubler ma douce paix ;
Laisse-moi avec ma mère, à ses côtés, saintement,
Je bâtirai une autre vie, maintenant que je me sens capable.

Je te supplie de ne pas venir, j'ai peur de te croiser,
Parce qu'il y a quelque chose dans mon existence que je ne peux oublier...
J'ai peur de tes yeux, j'ai peur de t'embrasser,
J'ai peur de t'aimer et de recommencer.

Sois gentille... Ne me cherche pas... éloigne-toi de mon chemin...
Peut-être que dans un autre amour tu trouveras ta rédemption...
Tu sais que je ne veux pas que mes mots te blessent...
C'est juste que j'ai tellement peur que mon cœur me lâche !

Escrita por: Celedonio Flores / Jose Maria Aguilar