395px

Grenade

La Caja de Pandora

Granada

Tierra mora hasta la eternidad
Olivares, el jardín de Alá,
Son murallas a tu alrededor
Y en la Alambra se oye una oración:
"Tan lejos de ti que tengo
Que echarte de menos,
Desde aquel abril no puedo olvidar tu mirada.
Me hierve la sangre,
Es casi locura desde aquel maldito abril".

Granada,
Tu brisa mezclada en aromas de campo
Provoca mi sonrisa
Y recuerdos de un tiempo añorado.
Granada…

Aún me pierdo en la imaginación
Pero muero por volver allí y sentarme
Para contemplar un ocaso desde el Albaicín.
"Tan lejos de ti y no se me olvida tu encanto,
Desde aquel abril yo creo seguir embrujado.
Me quema la sangre.
Soy alguien distinto desde aquel maldito abril".

Granada,
Tu brisa me sabe a jazmín y a romero
Que son como caricias
El tacto de un dulce recuerdo.

Pueblos blancos de pintura y cal,
Como oasis del desierto espejismos en la sierra.
Son fantasmas en la oscuridad
Que ciegan mis ojos al llegar el alba.

Como García Lorca, loco enamorado
Que esa tierra vio morir.

Granada,
Tu brisa de mar, río, sol y montaña,
Dejó abierta una herida de buenos momentos
Que empañan mis ojos
Al darme cuenta que sigo pensando en Granada.

Grenade

Terre maure jusqu'à l'éternité
Olivares, le jardin d'Allah,
Tes murailles tout autour de moi
Et dans l'Alhambra, on entend une prière :
"Si loin de toi que je dois
Te manquer,
Depuis ce mois d'avril, je ne peux oublier ton regard.
Ma sang bout,
C'est presque la folie depuis ce maudit avril.

Grenade,
Ta brise mêlée aux arômes des champs
Fait naître mon sourire
Et des souvenirs d'un temps révolu.
Grenade…

Je me perds encore dans l'imaginaire
Mais je meurs d'envie de revenir là-bas et de m'asseoir
Pour contempler un coucher de soleil depuis l'Albaicín.
"Si loin de toi et je n'oublie pas ton charme,
Depuis ce mois d'avril, je crois rester ensorcelé.
Ma sang me brûle.
Je suis quelqu'un de différent depuis ce maudit avril.

Grenade,
Ta brise me rappelle le jasmin et le romarin
Qui sont comme des caresses,
Le contact d'un doux souvenir.

Villages blancs de peinture et de chaux,
Comme des oasis du désert, mirages dans la montagne.
Ce sont des fantômes dans l'obscurité
Qui aveuglent mes yeux à l'aube.

Comme García Lorca, fou amoureux
Que cette terre a vu mourir.

Grenade,
Ta brise de mer, de rivière, de soleil et de montagne,
A laissé une plaie ouverte de bons moments
Qui embuent mes yeux
En réalisant que je pense encore à Grenade.

Escrita por: Juan Valverde / Paco Zárate