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À vendre (Popurrit)

La Comparsa de Jesús Bienvenido

Se vende (Popurrit)

Se vende
Mi Cádiz se vende
¿Quién se lo quiere comprar?
Un barrio donde sus calles dan al mar
Se vende
Se vende
Asómense a los balcones
Y miren la mercancía
La ciudad de la alegría
Con una bahía
De luz celestial
El levante y el poniente
Saldrán para recibirle
Y el Sol se muere en el agua
De una manera tan rebonita
Tan rebonita
Que es pa aplaudirle
No se lo piensen y compren
Este rincón gaditano
Más que vender ser regala
Más que vender se regala
Me lo han quitao
De las manos
Articulo 47
De la constitución
Española
Cita casi textualmente
Lo siguiente
Todo español o española
Tiene derecho
A vivir bajo un digno techo
Los poderes públicos promoverán
Las condiciones necesarias
Y las normas pertinentes establecerán
Para hacer realidad
Este derecho
A vivir bajo un digno techo
Que tiene cada español o español
La utilización del suelo se regulará
Siempre de acuerdo con el interés general
Para impedir
La especulación
Esta es la voz intachable
Leal, incuestionable
De la constitución
Esta es la voz intachable
Leal, incuestionable
De la constitución
Ya viene
Ya viene
Ya viene
Ya viene

Se agita el viento
Y tiembla el suelo
Saltan las olas
Se oculta el Sol
Llegan por tierra
Por mar y cielo
Como el trueno que se adelantaran al rayo
Sus maletas rolli suenan como cascos
De caballos
Invasores
Invasores
Conquistan nuestras aceras
Sacrifican nuestros barrios
Cruzan la íntima frontera
Entre lo propio y lo ajeno
Violan la clama en la calle
Con su incívico transito
Y arrasan lo cultural
Como parásitos
Muere el pequeño comercio
Agoniza el vecindario
Disparan alto los precios
De vivir
Acechan tras sus balcones ilegítimos
Y explotan un patrimonio
Devaluado y antiquísimo
Y a mí que me duele
Cada grano de la arena de tu playa
Desterrado al extrarradio
Y expulsado del perímetro de tu
Muralla
Porque no hay periferia si es el mar
Quien me abraza
Quien te atrapa
Lo mismito
Que una rata
Invasores
Invasores
El turismo caníbal
La excursión insolente
Toda la vida aterrado mirando hacia el mar
Y el maremoto llegó
Por el puente
Ya viene
Ya viene
Lo que para ti
Es solo un trozo de ciudad cualquiera
Un capricho caro
Un antojo
Para mi es mi barrio
Mi barrio para mi
Es un planeta
La patria que custodia
Una pandilla
Dar una vuelta al universo
En bicicleta
Y presumir las cicatrices
Que dejan las batallas
En las rodillas
Mi barrio es el olor
A hierbabuena del puchero
Amor del beso primero
De casapuerta
El juego de una tarde interminable

De un amigo inseparable
Y de escuela de la calle
Barrio
De las primeras veces
De la vida y la muerte
Del lujo sin dinero
Gaviotas
Que anuncian nubarrones
Y equipos de tapones
Donde ser niños de nuevo
Las penas
Que arrastran las mareas
Y ahogan altamar
Lo que para ti
Es solo un trozo de ciudad cualquiera
Un capricho caro
Un antojo
Para mi es mi barrio
Seguiremos esperando
Acechados por los buitres
De los fondos y de la especulación
Los que fuimos los discípulos
De la ciudad eterna
Convertidos en un suvenir
Obligados a vivir
Sin tu latir lejos de aquí
O dentro de aquí, pero sin ti

Yo no se
De temporadas altas
Solo se
Que existe la marea
Que es quien sube
Y es quien baja
Se de un mar
Que a veces se subleva
Y volverá
A llevar lo que fue suyo
Pero yo que estoy hecho del mar
Volveré con el
Volveré a vivir
En tu gloria otra vivir
Volveré a sentir
Tu caricia divina
Por tus calles cantar
Y llorar de emoción
Y de mi corazón
Arrancarme esta espina
Que yo quiero regresar
A lo que fui
Y sentarme con mis padres
Bajo el Sol
De mi barrio y de mi gente
Presumir
Saludando a cada uno
Por su nombre
Y dejar la puerta
Abierta de mi hogar
Y decorar de flores mi balcón
Y como si fuera el himno de un país

Entonar a coro
Un viejo pasodoble
Volveremos como el mar
A inundar
Las aceras
Y cuando volvamos
Volverá a mi barrio el carnaval
Y la primavera
Y la primavera

À vendre (Popurrit)

À vendre
Ma Cádiz est à vendre
Qui veut l'acheter ?
Un quartier où les rues donnent sur la mer
À vendre
À vendre
Regardez depuis les balcons
Et regardez la marchandise
La ville de la joie
Avec une baie
De lumière céleste
Le vent d'est et d'ouest
Vont venir vous accueillir
Et le soleil meurt dans l'eau
D'une manière si jolie
Si jolie
Que ça mérite des applaudissements
Ne réfléchissez pas et achetez
Ce coin gaditan
Plus que de vendre, c'est un cadeau
Plus que de vendre, c'est un cadeau
On me l’a retiré
Des mains
Article 47
De la constitution
Espagnole
Cite presque textuellement
Ce qui suit
Tout Espagnol ou Espagnole
A le droit
De vivre sous un toit décent
Les pouvoirs publics promouvront
Les conditions nécessaires
Et établiront les normes pertinentes
Pour réaliser
Ce droit
De vivre sous un toit décent
Qui appartient à chaque Espagnol ou Espagnole
L'utilisation du sol sera réglementée
Toujours selon l'intérêt général
Pour empêcher
La spéculation
Voici la voix intouchable
Loyale, indiscutable
De la constitution
Voici la voix intouchable
Loyale, indiscutable
De la constitution
Ça arrive
Ça arrive
Ça arrive
Ça arrive

Le vent se lève
Et le sol tremble
Les vagues explosent
Le soleil se cache
Ils arrivent par la terre
Par la mer et le ciel
Comme le tonnerre qui devance l'éclair
Leurs valises roulent comme des sabots
De chevaux
Envahisseurs
Envahisseurs
Ils conquièrent nos trottoirs
Sacrifiant nos quartiers
Franchissant la frontière intime
Entre l'appartenance et l'étrangeté
Viollant la tranquillité dans la rue
Avec leur passage incivique
Et ravageant la culture
Comme des parasites
Meurt le petit commerce
L'âme du quartier agonise
Les prix s'envolent
Pour vivre
Guettant depuis leurs balcons illégitimes
Et exploitent un patrimoine
Dévalué et ancien
Et ça me fait mal
Chaque grain de sable de ta plage
Exilé à la périphérie
Et expulsé du périmètre de ta
Muraille
Parce qu'il n'y a pas de périphérie s'il s'agit de la mer
Qui m'étreint
Qui te piège
Exactement
Comme un rat
Envahisseurs
Envahisseurs
Le tourisme cannibale
L'excursion insolente
Toute une vie terrifié à regarder vers la mer
Et le tsunami est arrivé
Via le pont
Ça arrive
Ça arrive
Pour toi
C'est juste un morceau de ville quelconque
Un caprice cher
Une envie
Pour moi c'est mon quartier
Mon quartier pour moi
C'est une planète
La patrie qui protège
Une bande
Faire le tour de l'univers
À vélo
Et montrer les cicatrices
Que la bataille laisse
Sur les genoux
Mon quartier c'est l'odeur
De menthe du pot-au-feu
L'amour du premier baiser
De porte-à-porte
Le jeu d'un après-midi interminable

D'un ami inséparable
Et de l'école de la rue
Quartier
Des premières fois
De la vie et de la mort
Du luxe sans argent
Les mouettes
Qui annoncent des nuages menaçants
Et des équipes de bouchons
Où redevenir des enfants
Les peines
Que traîne la marée
Et étouffe au large
Ce qui pour toi
N'est qu'un morceau de ville quelconque
Un caprice cher
Une envie
Pour moi c'est mon quartier
Nous continuerons à attendre
Guettés par les vautours
Des fonds et de la spéculation
Ceux qui étions les disciples
De la ville éternelle
Devenus un souvenir
Obligés de vivre
Sans ton cœur loin d'ici
Ou ici, mais sans toi

Je ne sais pas
Des saisons hautes
Je sais juste
Qu'il y a la marée
Qui monte
Et qui descend
Je connais une mer
Qui parfois se soulève
Et qui ramènera
Ce qui était à lui
Mais moi, qui suis fait de la mer
Je reviendrai avec elle
Je vais revivre
Dans ta gloire encore une fois
Je vais ressentir
Ton caresse divine
Chanter dans tes rues
Et pleurer d'émotion
Et de mon cœur
Arracher cette épine
Que je veux retourner
À ce que j'étais
Et m'asseoir avec mes parents
Sous le soleil
De mon quartier et de ma gente
Me vanter
Saluer chacun
Par son nom
Et laisser la porte
Ouverte de ma maison
Et décorer de fleurs mon balcon
Et comme si c'était l'hymne d'un pays

Chanter en chœur
Un vieux pasodoble
Nous reviendrons comme la mer
Inonder
Les trottoirs
Et quand nous reviendrons
Le carnaval reviendra dans mon quartier
Et le printemps
Et le printemps.

Escrita por: Jesús Bienvenido Saucedo