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La Rata

Mala Rodríguez

La Rata

El río, la rata,
Por mi madre que hoy
Me saco to' las garrapatas.

Respira profundo,
Que no te importe la cloaca.
Este mundo es perfecto
Da, da, dale...
Pataitas a la lata
Si no lo haces tú
Dime quién te ata.

Pa' fuera los colores,
La corbata.
Quejarte y hozica'
No te sirve de na'.

Como sucedáneos,
En el ultramarino.
A este mundo vinimos,
Si, pero ¿qué hicimos?

Lo mediocre justifica
A lo divino.
Y que le digo yo a la abuela,
Que cerraron ya las escuelas.

Monto un caballo sin espuelas,
Él me deja que lo monte,
Porque lo trato bien.

Hace rato ya,
Que desaparecieron los modales.
Los modelos a seguir,
Son cuatro subnormales.

Y todavía somos hermanos.
No voy a llora',
Porque así no se consigue na'.
Y yo soy caprichosa,
Quiero llegar a mi choza,
Y tener agua (agua).

¿Cual es tu guerra?
Si te mueres, te entierran.
La nana que yo canto,
Me lo inspira la niebla,
Sobre la tierra.

Que me corten la cabeza,
Si no me funciona.
¿Cuántas te quedan?
Di... ¿ocho neuronas?
Plasma, benz, hilfiger
Y otros antojos.
Ya os veo ya,
Convertidos en rastrojos.
Pingajos con esos despojos,
Sobre los hombros.
Hombres y mujeres,
Equivocados.
Comiendo la ración entera,
De un bocado.
Bajo el sol somos lo mismo.

Y si no nos desnudamos,
Y si no bailamos,
Y si no comemos,
Y si no reímos,
Y si no follamos,
Y si no cagamos.
¿En qué nos diferenciamos?
¿En qué nos parecemos?
¿Por qué nos matamos?

¿Por qué tiene sed?
¿Por qué?
Si tenemos agua,
No se la damos.
Son solo niños,
El presidente cabrón,
Esta ahí,
¿Por qué lo votamos?

Abro la ventana,
Siento el aire moviendo mis ramas.
Mundo mío estas tocandome la membrana.
¿Qué se vendió más barato el jako o la manzana?

Cualquiera puede amarme,
Cualquiera matarme,
Cualquiera sentenciarme,
¿Pero quién me libera?

No existe enfermedad certera.
Todo esto es puro cuento.

La Rata

La rivière, la ratte,
Pour ma mère aujourd'hui
Je me débarrasse de toutes les tiques.

Respire profondément,
Peu importe la fosse.
Ce monde est parfait
Donne, donne, vas-y...
Des petites pattes à la boîte
Si tu ne le fais pas,
Dis-moi qui t'attache.

Foutre dehors les couleurs,
La cravate.
Se plaindre et râler
Ne sert à rien.

Comme des substituts,
Dans l'épicerie.
On est venus dans ce monde,
Oui, mais qu'est-ce qu'on a fait ?

Le médiocre justifie
Le divin.
Et que dis-je à ma grand-mère,
Que les écoles sont déjà fermées.

Je monte un cheval sans éperons,
Il me laisse le monter,
Parce que je le traite bien.

Ça fait un moment déjà,
Que les manières ont disparu.
Les modèles à suivre,
Ce sont quatre débiles.

Et on est encore frères.
Je ne vais pas pleurer,
Parce que ça ne sert à rien.
Et je suis capricieuse,
Je veux rentrer chez moi,
Et avoir de l'eau (de l'eau).

Quelle est ta guerre ?
Si tu meurs, on t'enterre.
La berceuse que je chante,
Elle m'inspire la brume,
Sur la terre.

Qu'on me coupe la tête,
Si ça ne fonctionne pas.
Combien il t'en reste ?
Dis... huit neurones ?
Plasma, benz, hilfiger
Et d'autres envies.
Je vous vois déjà,
Transformés en chaumes.
Des clochards avec ces débris,
Sur les épaules.
Hommes et femmes,
Égarés.
Mangeant la ration entière,
D'un coup.
Sous le soleil, on est les mêmes.

Et si on ne se déshabille pas,
Et si on ne danse pas,
Et si on ne mange pas,
Et si on ne rit pas,
Et si on ne baise pas,
Et si on ne chie pas.
En quoi on se différencie ?
En quoi on se ressemble ?
Pourquoi on s'entretue ?

Pourquoi a-t-il soif ?
Pourquoi ?
Si on a de l'eau,
On ne lui donne pas.
Ce ne sont que des enfants,
Le président connard,
Il est là,
Pourquoi on l'a voté ?

J'ouvre la fenêtre,
Je sens l'air bouger mes branches.
Mon monde, tu me touches la membrane.
Qu'est-ce qui s'est vendu moins cher, le jako ou la pomme ?

N'importe qui peut m'aimer,
N'importe qui peut me tuer,
N'importe qui peut me condamner,
Mais qui me libère ?

Il n'existe pas de maladie certaine.
Tout ça, c'est du pur conte.